Le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, évoque un "échec collectif" et un profond sentiment de défiance envers l'État dans sa capacité à protéger les enfants, appelant à une réflexion sur l'ensemble des politiques de protection de l'enfance.
Dans le contexte de l'affaire Lyhanna, le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, estime, sur Christine Kelly et Vous ce mardi 9 juin, que le drame renvoie à un "sentiment de tous les Français" face à ce qu'il qualifie d'"échec collectif".
Selon lui, les responsabilités dépassent largement le seul champ judiciaire et interrogent l'ensemble de la chaîne institutionnelle. Il évoque notamment les forces de l’ordre, mais aussi l'Éducation nationale, en référence à d'éventuels manquements dans le signalement de situations à risque. "Les gens ont le sentiment que l'État ne sait pas protéger suffisamment les enfants", résume-t-il.
Un besoin d'une réflexion sur le fonctionnement des politiques publiques de protection de l'enfance
Le porte-parole souligne également que ce constat s'inscrit dans un climat plus large de défiance, illustré selon lui par d'autres exemples récents notamment dans le périscolaire à Paris. Il y voit la traduction d'une impression persistante : celle d'un État qui, au-delà des moyens financiers, "peinerait à s'organiser efficacement" pour assurer la protection des mineurs.
Pour Sacha Straub-Kahn, cette situation impose une réflexion structurelle sur le fonctionnement des politiques publiques de protection de l'enfance, dans un contexte où la confiance dans l'action de l'État apparaît fragilisée.