Ce mardi, l'avocat de la mère de la petite Rosa a annoncé porter plainte contre l'État pour fautes lourdes. La famille accuse les gendarmes et la justice de ne pas avoir "fait son travail". Pire encore, les gendarmes auraient menacé la maman de déposer plainte contre elle.
Une plainte restée lettre morte, celle de la petite Rosa. Ces faits ont été dénoncés l'été dernier par la mère de la fillette à l'encontre de Jérôme Barrella pour des faits de viol commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect. Des médecins ont même attesté de possibles viols sur la fillette et pourtant Jérôme Barrella n'a ni été entendu, ni inquiété.
"La justice n'a pas fait son travail, je ne comprends pas pourquoi il faut attendre aussi longtemps", a dénoncé ce mardi 9 juin 2026 la mère de la fillette lors d'une conférence de presse à Toulouse, en compagnie de son avocat. Ce dernier a d'ailleurs annoncé qu'une plainte contre l'État serait déposée pour fautes lourdes.
Jérôme B. aurait dû être interpellé
Il y avait un témoignage direct, la justice connaissait le nom du suspect, les médecins ont délivré un certificat médical établissant des lésions compatibles avec le récit de la victime et même un expert psychologue s'est prononcé : la plainte n'est pas jugée prioritaire.
Elle met des semaines à être enregistrée au bon endroit pour finalement arriver à la gendarmerie de Lectoure le 9 janvier dernier, soit plus de quatre mois plus tard. Le 23 janvier, échange téléphonique entre le parquet d'Auch et la gendarmerie.
La justice demande aux gendarmes de réaliser des actes d'enquête, de réentendre la mère de la victime, des témoins, avant de procéder à la garde à vue de Jérôme Barrella à la toute fin de l'enquête.
Les gendarmes mettent clairement le dossier sous la pile. Pire, la mère de Rosa dit avoir reçu des menaces de dépôt de plainte pour harcèlement lorsqu'elle appelait la brigade pour s'enquérir de l'avancée de l'enquête.
Face à l'inaction de l'État, l'avocat de la famille a décidé de porter plainte pour fautes lourdes, mais aussi contre les enquêteurs qui ont laissé Jérôme Barrella pendant neuf mois en liberté, alors que toutes les cases étaient cochées pour procéder à son interpellation.