La découverte d’ossements dans le Tarn, à l’endroit indiqué par Cédric Jubillar, pourrait relancer l’enquête sur la disparition de son épouse Delphine. Alors qu’un procès en appel était prévu en septembre, les expertises scientifiques pourraient bouleverser le calendrier judiciaire.
Les gendarmes ont découvert jeudi matin des ossements dans un lieu désigné par Cédric Jubillar, à proximité du village de Cagnac-les-Mines (Tarn), où son épouse Delphine a été vue pour la dernière fois fin 2020.
La possible découverte du corps de Delphine Jubillar pourrait-elle bousculer le calendrier judiciaire ? Un nouveau procès était prévu à partir de septembre prochain, mais celui-ci pourrait être reporté.
Une dispute qui aurait mal tourné
Pour l’heure, le calendrier judiciaire reste officiellement inchangé. Mais il pourrait évoluer en fonction des résultats des expertises scientifiques menées sur les ossements retrouvés. Les prélèvements vont être transmis aux experts de la gendarmerie nationale, à Pontoise, afin d’être analysés.
Ces examens pourraient prendre plusieurs semaines. Cédric Jubillar a participé aux fouilles en indiquant l’endroit où les ossements ont été découverts. Il a déjà été entendu mercredi par les juges afin de localiser précisément la zone de découverte. Il pourrait de nouveau être interrogé dans les prochains jours pour revenir plus en détail sur la nuit du drame.
Sa stratégie de défense semble désormais s’orienter vers le récit d’une dispute qui aurait mal tourné. Selon lui, il n’aurait pas eu l’intention de tuer son ancienne compagne. Les experts devront examiner minutieusement les ossements afin de déterminer si des éléments scientifiques viennent confirmer ou contredire cette nouvelle version des faits.
Dans ce contexte, la justice pourrait être contrainte de repousser la date du procès en appel, notamment si de nouvelles investigations sont ordonnées afin de lever les nouvelles zones d’ombre apparues avec cette découverte.