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Inscription à l'Unesco des plages du Débarquement : «Cela nous oblige à conserver ces lieux de mémoire», affirme Patrick Lavarde

Patrick Lavarde, premier adjoint au maire de Graye-sur-Mer, était l'invité d'Europe 1 13h, ce dimanche 26 juillet.

Après 20 ans de travail, les plages du Débarquement en Normandie ont été inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco. Pour Patrick Lavarde, premier adjoint au maire de Graye-sur-Mer (Calvados), cette reconnaissance "oblige à préserver les vestiges" de cet événement qui a marqué l'histoire du XXe siècle.

Des cris de joie ont pu être entendus, ce dimanche, en Normandie, après l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco des plages normandes du Débarquement. Ces cinq bords de mer, connues sous leur nom de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, ainsi que la pointe du Pointe du Hoc, sont concernés par cette reconnaissance.

"C'est le fruit de 20 années de mobilisation de la Région normande et des collectivités", s'enthousiasme Patrick Lavarde, premier adjoint au maire de Graye-sur-Mer (Calvados). "C'est une grande satisfaction de voir reconnaître le rôle décisif qu'ont joué ces territoires dans la Libération de l'Europe, il y a maintenant 82 ans", a-t-il poursuivi.

"Préserver les vestiges" du Débarquement

Pour l'élu à la municipalité, cette inscription "vient reconnaître le sacrifice de l'ensemble des nations alliées et de tous ceux qui ont laissé leur vie au moment de cet événement". "Dans un moment où de nouveau la paix est menacée, il est important de garder le témoignage et la transmission aux générations futures", a-t-il assuré.

Autre élément essentiel, ce label Unesco va, selon lui, "obliger à conserver  ces lieux de mémoire qui sont menacés notamment par l'érosion du trait de côte", mais également permettre de "préserver les vestiges" de cette plage, qui seront les derniers éléments restants du Débarquement "puisque les derniers vétérans disparaissent les uns après les autres".

Dans la matinée, le président de la Région Normandie, Hervé Morin, avait fait part depuis la Corée du Sud de son "émotion".