La reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran a des conséquences sur les prix des carburants. Le baril de Brent flirtait avec les 100 dollars avant de légèrement baisser. Face à cette situation, Total a décidé de prolonger le plafonnement du prix au litre. Selon Marc Touati, économiste, "Total se substitue à l'État, alors que c'est à l'État de faire des efforts".
Face à l'instabilité qui règne au Moyen-Orient en raison de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, le prix du baril de pétrole est reparti à la hausse, atteignant les 100 dollars le baril. Selon Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, les prix de l'énergie pourraient augmenter et de manière durable.
Invité d'Europe 1 matin week-end, l'économiste Marc Touati estime que cette annonce n'est "pas vraiment une surprise". Mais cette augmentation des prix n'est pas que sur le pétrole, elle concerne l'ensemble des matières premières confondues : "L'indice CRB a augmenté de 37% depuis la fin 2025. C'est l'inflation à venir, il y a eu une petite pause en juin et ça va repartir à la hausse dès le mois de juillet et le mois d'août et jusqu'à la fin de l'année".
"C'est pour montrer l'ampleur des dégâts en France"
Face à cette situation, Total a annoncé prolonger son plafonnement du litre d'essence et de gazole lors des week-ends de grands départs. Un effort "sympathique" selon Marc Touati. Selon lui, l'entreprise privée se "substitue à l'État, alors que c'est à l'État de faire des efforts" : "C'est pour montrer l'ampleur des dégâts en France. Total est obligé de faire le travail de l'État".
Et concernant les revenus depuis le début de l'année de l'entreprise, Marc Touati explique que "la plupart de ces profits sont faits à l'étranger, donc ils sont déjà taxés à l'étranger et les profits faits en France sont ridicules. Lorsqu'il pleut, les vendeurs de parapluies gagnent de l'argent, c'est logique. Là, on a la même situation avec Total".