L'autopsie de Daniel Siad, rabatteur présumé de femmes pour le pédocriminel Jeffrey Epstein, n'a pas révélé de "traces de violences récentes pouvant être en lien avec le décès", selon le parquet de Nanterre.
L'examen médico-légal pratiqué jeudi sur le corps de Daniel Siad, retrouvé mort à 69 ans lundi soir chez lui à Colombes (Hauts-de-Seine), "n'a pas mis en évidence de cause immédiate du décès à ce stade", a-t-il précisé vendredi dans un communiqué.
Un nouvel infarctus à l'origine du décès ?
En revanche, il a permis de constater "un état de santé altéré, ainsi que des traces d'un infarctus ancien pouvant exposer à un risque de mort subite". Des analyses complémentaires, notamment toxicologiques et sur les tissus prélevés, ont été requises, dans le cadre de l'enquête en recherche des causes de la mort confiée à la Sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, a précisé le parquet.
"J'attends, ainsi que ses proches, les résultats définitifs des examens médicaux. Cette enquête est essentielle pour découvrir la vérité", a réagi auprès de l'AFP Me Menya Arab-Tigrine, qui était l'avocate de Daniel Siad.
Une enquête qui se poursuit
Visé par plusieurs plaintes, notamment pour viol, le recruteur de mannequins, qui se présentait comme "né Français et citoyen suédois", faisait l'objet d'une enquête à Paris. Il contestait les accusations et avait affirmé vouloir être entendu par les enquêteurs pour livrer sa version des faits.
Si sa mort a entraîné l'extinction de l'action publique le concernant, "l'enquête cadre ouverte le 18 février 2026" et "confiée à l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains se poursuit afin d'identifier l'ensemble des personnes susceptibles d'être mises en cause", a précisé mercredi soir, dans un communiqué, la procureure de Paris Laure Beccuau.