Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

INFO EUROPE 1 – Narcotrafic : le maire de Nanterre appelle l’État à la rescousse

Le maire de Nanterre, Raphaël Adam. [Thomas SAMSON / AFP]

Le maire de la commune de Nanterre (Hauts-de-Seine), Raphaël Adam, a adressé un courrier à Laurent Nuñez pour faire part du sentiment d'insécurité lié au narcotrafic dans sa ville. Depuis le début de l'année, les infractions liées à la drogue ont explosé, forçant la préfecture à déployer des sections de CRS.

Les dealers exaspèrent jusque dans les mairies de gauche, où certains élus appellent désormais à la fermeté de l'État. C'est le cas à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, où plusieurs fusillades ont éclaté dans la ville, ces derniers jours. Le maire divers-gauche, Raphaël Adam, pas toujours tendre avec l'institution policière, réclame aujourd'hui les moyens de l'État pour lutter contre le trafic dans la cité Pablo-Picasso.

Ainsi, l'édile a écrit au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, pour exiger des moyens supplémentaires après une recrudescence des incidents liés au trafic de drogue dans sa cité.

30% d'infractions liées aux stupéfiants en plus dans la ville depuis le début de l'année

Dans ce courrier, daté de mardi, le maire de Nanterre décrit un quotidien invivable. "Les familles vivent dans une peur permanente", dit-il ainsi. Il demande au ministre d'engager une présence policière tout au long de l'été.

En cause, quatre fusillades qui ont eu lieu, ces 15 derniers jours, dans le quartier Pablo-Picasso, un épicentre du narcotrafic dans les Hauts-de-Seine. Selon les informations d'Europe 1, les policiers ont multiplié les interpellations sur les points de deal.

Ainsi, on note 30% d'infractions liées aux stupéfiants enregistrées sur les cinq premiers mois de l'année, 23 commerces dans le viseur des autorités dont cinq ont été fermés temporairement. Une méthode qui semble avoir désorganisé les dealers. Ces derniers recrutent désormais plus loin, jusqu'en Seine-Saint-Denis, à Aubervilliers.

Deux sections de CRS déployées depuis lundi soir

Europe 1 peut également révéler que deux sections de CRS sont déployées dans la ville en renfort, depuis lundi soir. Le maire Raphaël Adam est allé les saluer mercredi soir, à l'invitation du préfet Alexandre Brugère.

Ironie du sort, c'est ce même maire divers-gauche, réélu en mars dernier, qui voulait installer dans la ville une plaque commémorative en mémoire de Nahel Merzouk, ce mineur sans permis tué par un tir de la police après avoir refusé d'obtempérer et mis en danger des usagers de la route.

À l'été 2023, Nanterre était la ville d'où étaient parties les émeutes qui avaient éclaté en contestation à ce drame. Celles-ci s'étaient propagées dans toute la France, laissant une ardoise de près d'un milliard d'euros de dégâts matériels.