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Budget 2027 : les 1ers arbitrages dévoilés

Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a dû recadrer la plupart des ministres sur leur demande de crédits trop élevés. [© Sami Karaali / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le gouvernement a fixé les plafonds de dépenses des ministères pour le prochain budget. La Défense, la Transition écologique et la Justice voient leurs crédits augmenter, tandis que le Travail, France 2030 et l'aide au développement subissent des coupes.

Pour le prochain budget de l'État, le gouvernement doit mettre le pied sur le frein car les finances publiques sont à la dérive. L'exécutif a transmis au Parlement un document appelé "tiré à part" . Ce document préparatoire détaille les plafonds de dépenses autorisés par un ministère. 

Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a dû recadrer la plupart des ministres sur leur demande de crédits trop élevés. Et forcément, il y a des perdants et puis aussi des gagnants. 

La Défense, dont les crédits sont protégés par la loi de programmation militaire, voit son budget augmenter de plus de 6 milliards d'euros. Autre gagnant, le ministère de la Transition écologique. Les crédits de la mission augmentent d'1,5 milliard d'euros. Le Premier ministre accorde par ailleurs une rallonge de 400 millions d'euros à la justice. 

La mission travail et administration des ministères sociaux grande perdante

En revanche, ces arbitrages sont extrêmement défavorables pour la mission travail et administration des ministères sociaux, amputée de 2,8 milliards d'euros. Le programme d'investissement France 2030 perd 400 millions d'euros, tandis que l'aide publique au développement voit son enveloppe diminuer de 300 millions d'euros.

 Au total, hors Défense, les autorisations de dépense des ministères augmentent d'1,5 milliards d'euros seulement. C'est bien moins que l'inflation annuelle, attendue à 2,5%. 

L'effort d'ajustement budgétaire sera donc essentiellement porté par l'État. Les collectivités locales sont invitées à limiter la hausse de leurs dépenses au niveau de l'inflation et les dépenses de la Sécurité sociale augmenteront plus vite que l'inflation.