Cédric Jubillar "est revenu sur les circonstances du drame" qui a coûté la vie à l'infirmière de 33 ans à Cagnac-les-Mines (Tarn) en décembre 2020, et "sur les conditions dans lesquelles ce couple s'est dégradé, sur les tensions très fortes qu'il y avait de part et d'autre", selon Me Debuisson, l'un de ses avocats.
Cédric Jubillar a aussi évoqué "l'élément déclencheur qui a fait qu'à un moment donné, il a été inondé et submergé par une émotion qui l'a dépassé, extrêmement forte, et qui a provoqué un passage à l'acte irréfléchi", a poursuivi l'avocat.
Expliquant les silences et les dénégations de son client pendant plus de cinq ans, Me Debuisson évoque "un mensonge dans lequel il va s'enferrer, et duquel il aura beaucoup de mal à s'extirper, et en même temps, depuis le début, un besoin et une envie de parler".
Son client a aussi fait part de "regrets importants qu'il n'a pas réussi à exprimer pendant des années, mais qu'il exprime aujourd'hui avec beaucoup de sincérité", a estimé l'avocat.
Cédric Jubillar, qui a avoué avoir tué son épouse Delphine, "reconnaît avoir commis un acte abominable" et "exprime des regrets très forts", a déclaré jeudi soir à BFMTV l'un de ses avocats, Pierre Debuisson.
Pour Me Debuisson, son client "agit en toute transparence" et ses aveux lui ont "permis aussi de soulager sa conscience".
Selon l'avocat, étant donné notamment les analyses qui restent à faire après la découverte jeudi d'ossements appartenant probablement à Delphine, il est désormais "inconcevable d'organiser un procès le 21 septembre", date à laquelle est prévu le procès en appel de Cédric Jubillar.
Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement de gendarmerie départementale du Tarn, est revenu au micro d'Europe 1 sur les fouilles en cours : "On a 100 personnels sur le terrain. On a des équipes cynophiles, des équipes de lutte anti-drone pour éviter encore une fois que quelqu'un vienne prendre des images par le ciel. Donc on a un dispositif assez conséquent pour assurer et permettre en toute sécurité et en toute quiétude le travail des enquêteurs sur le site. Tant que le périmètre sera maintenu, c'est que les fouilles continuent".
Pour retrouver le corps de Delphine Aussaguel, un important dispositif est mis en place, confie une source policière. Sur place, un escadron de gendarmerie mobile, des gendarmes du Tarn, la section de recherches de Toulouse, l'institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, cinq équipes cynophiles spécialisées en restes humains et une équipe de lutte anti-drones sont mobilisés. Plus de 100 militaires de la gendarmerie travaillent sur le lieu des recherches.
Des ossements ont été retrouvés sur le lieu des recherches du corps de Delphine Aussaguel, selon les informations d'Europe 1. Des analyses sont en cours pour déterminer s'il s'agit bien du corps de l'infirmière.
Quelle est la procédure ? D'abord, les experts gendarmes vont confirmer ou non si ce sont bien des ossements humains et non pas animaux. Ensuite, ils vont déterminer, grâce à l’ADN, s’il s’agit bien de la victime recherchée. Au total, une centaine de gendarmes sont mobilisés sur cette opération.
Accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson, Cédric Jubillar est présent sur le lieu des recherches du corps de Delphine Aussaguel à proximité de Cagnac-les-Mines, le village où résidait le couple Jubillar.
Les recherches sont menées par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et des techniciens en investigation criminelle, sous l'autorité d'un juge d'instruction nommé par la présidente de la cour d'assises.
Cédric Jubillar a été entendu par la justice mercredi et a avoué sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine, disparue depuis fin 2020, selon un communiqué du parquet général de la cour d'appel de Toulouse diffusé jeudi. "Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps", précise le procureur général Nicolas Jacquet, indiquant que les recherches ont débuté.
Les aveux de Cédric Jubillar, après cinq ans et demi de déni, ont été reccueillis par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, juridiction devant laquelle Cédric Jubillar doit être jugé en appel à partir du 21 septembre.
En octobre 2025, le peintre-plaquiste de 38 ans a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle à l'issue de son procès devant les assises du Tarn, au cours duquel il a clamé son innocence.