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Affaire Balogun au Mondial 2026 : la décision d'annuler le carton rouge de l'Américain aurait été prise... par un seul homme

L'attaquant des Etats-Unis Folarin Balogun lors du 8e de finale du Mondial 2026 face à la Belgique
[Luke Hales / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

Selon le journal britannique "The Times", la décision polémique de la FIFA d'annuler le carton rouge reçu par l'Américain Folarin Balogun, lui permettant ainsi de disputer le 8e de finale des Etats-Unis face à la Belgique, aurait été prise par un seul et unique homme. De quoi relancer les interrogations sur le fonctionnement des instances de la FIFA et alimenter les spéculations sur une éventuelle pression politique.

C'est une nouvelle révélation qui ravive encore un peu plus la polémique de cette Coupe du monde 2026. En 1/16e de finale du tournoi, alors que les Etats-Unis affrontent la Bosnie-Herzégovine (2-0), l'attaquant de Team USA, Folarin Balogun, écope d'un carton rouge pour une semelle involontaire mais dangereuse sur le défenseur Tarik Muharemović. Or le joueur de l'AS Monaco, qui aurait logiquement dû être suspendu pour le 8e de finale face à la Belgique (défaite 4-1 des Etats-Unis), a vu son carton rouge purement et simplement annulé provoquant colère et incompréhension dans le monde du football. 

Et ce lundi, le journal britannique The Times révèle que cette décision, qui s'appuie sur l'article 27 du code disciplinaire, aurait été prise par un seul et unique homme, en l'occurrence l'Emirati Mohammad al-Kamali, le président de la commission de discipline de la FIFA. Et ce alors que cet organe comprend 17 autres membres. Si ces derniers sont bel et bien élus par le Congrès de la FIFA pour des mandats de quatre ans, avec un maximum de trois mandats, la commission de discipline prône une "indépendance" par rapport au pouvoir exécutif de la FIFA. 

Des coups de fil de Trump à Infantino

Sur son site, la Fédération internationale précise que le président de la commission de discipline peut en effet trancher seul à partir du moment où trois membres sont réunis. Mais s'agissant d'une décision aussi importante en plein milieu d'une Coupe du monde, difficile d'imaginer que les autres membres de la commission n'aient pas été consultés. 

Malgré l'"indépendance" de cette commission de discipline, c'est bien la FIFA qui est pointée du doigt dans cette affaire et plus spécifiquement son président Gianni Infantino. Ce dernier avait reçu de nombreux appels du président américain Donald Trump au cours desquels ce dernier avait tenté de convaincre son "ami" d'annuler le carton rouge de Folarin Balogun. 

La défense du président de la FIFA

Faut-il donc imaginer que la Fédération international ait pu exercer une pression directe sur cette commission pour que la décision soit favorable à Donald Trump et à l'équipe américaine ? Gianni Infantino s'en était défendu dans un communiqué, réaffirmant l'"indépendance" des organes judiciaires de la FIFA qui "tranchent les affaires sur la base des règlements applicables et des faits spécifiques qui leur sont soumis". Il avait en revanche confirmé avoir reçu un coup de téléphone de Donald Trump "tout comme je reçois des appels de chefs d’État, de responsables gouvernementaux, de parties prenantes du football et de dirigeants d’entreprises du monde entier sur de nombreuses questions différentes". 

Ce n'est pas la première fois qu'un président de la commission de discipline de la FIFA décide d'agir seul mais ça n'était jusqu'à présent jamais arrivé à Mohammad al-Kamali, élu à ce poste en 2025. Questionné par la BBC et Le Parisien, ce dernier n'a pas répondu aux sollicitations. La FIFA, interrogée par The Times, a elle aussi choisi de garder le silence.