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Moyen-Orient, inflation... Les intérêts de la dette française s'envolent et mettent la France sous pression

[Corinne Simon /Hans Lucas /Hans Lucas via AFP]

Les intérêts de la dette française s'envolent ces derniers jours sur les marchés obligataires. En cause : le retour de l'instabilité au Moyen-Orient et de l'inflation, qui déstabilisent un peu plus les finances déjà fragiles de la France. 

La reprise du conflit au Moyen-Orient met la pression sur la dette française. Ce mercredi, alors que le marché des taux obligataires se tendait, le taux d'intérêt de la dette française à 10 ans a atteint un pic à 3,92%. Un taux qui n'avait pas été aussi élevé que depuis 2009. 

Concrètement, comme pour un particulier, plus la situation du client est précaire, plus le taux d'intérêt sera élevé. Les investisseurs prêtent de l'argent à l'État, mais ils veulent être mieux rémunérés afin d'assurer leurs arrières en cas de problèmes. 

Car plusieurs facteurs inquiètent autour de la situation de la France. D'abord, le retour de l'inflation, combiné à un déficit budgétaire qui se creuse et à une dette colossale de plus de 3.500 milliards d'euros.

De moins en moins de marge de manœuvre

Résultat, l'État paie plus cher pour emprunter. Mais, conséquence, de moins en moins d'argent est disponible pour autre chose. C'est une des raisons pour laquelle Bercy vient de refuser d'augmenter le point d'indice des fonctionnaires et cherche 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires, car à terme, le piège pourrait se refermer sur la France. 

Avec l'augmentation du coût de la dette, les marges de manœuvre pour financer les écoles, les hôpitaux, la transition écologique et plus généralement, l'avenir, se réduisent. Il faut donc faire des économies pour ne pas augmenter les impôts. D'autant que la baisse de croissance annoncé récemment n'arrange pas le cas de l'Hexagone.