Malgré l'accord signé le 17 juin, les tensions entre les États-Unis et l'Iran connaissent un nouveau regain. Au cœur du différend : les conditions de circulation dans le détroit d'Ormuz, dont chaque camp revendique une interprétation différente. Une impasse diplomatique qui fait planer le risque d'une reprise du conflit.
Les États-Unis vont frapper l'Iran dans la nuit du 8 au 9 juillet, mais ces affrontements prendront fin rapidement. Ces affirmations proviennent de Donald Trump, au lendemain de violents échanges de frappes entre les deux pays. Une reprise de la guerre menace le Moyen-Orient malgré l'accord signé le 17 juin entre l'Iran et les États-Unis ; impossible pour les deux pays de s'entendre sur le détroit d'Ormuz.
L'Iran n'y autorise qu'un seul itinéraire. Les bateaux commerciaux doivent passer le long de ses côtes et payer un droit de passage. Les Etats-Unis s'y opposent et tirent, mardi 7 juillet, sur l'Iran qui aurait ciblé trois navires commerciaux. Les deux pays s'accusent mutuellement de ne pas respecter l'accord.
Deux options pour sortir du conflit selon un spécialiste
Un texte en 14 points que chacun interprète à sa guise selon Adel Bakawan, directeur de l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. "C'est noté que la circulation dans le détroit d'Ormuz doit rester libre. 'Seulement libre' est interprété par les Iraniens au pays comme une circulation libre et en coordination avec les Gardiens de la révolution islamique. Les Américains, comme les Omanais, disent : 'Ah non, les bateaux peuvent passer à la fois sur la côte iranienne comme sur la côte omanaise.' Ils sont dans une impasse totale", détaille-t-il.
Pour en sortir, il existe deux options selon le spécialiste : une reprise du conflit avec des frappes américaines ou un compromis diplomatique sur le détroit en faveur des Iraniens pour entamer les discussions sur le nucléaire, toujours espérées par les États-Unis. C'est le point le plus délicat de ces négociations laborieuses.