Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Condamnation de Marine Le Pen : les réactions politiques se multiplient

Marine Le Pen a annoncé, ce mardi soir, être "candidate" à l'élection présidentielle 2027. [Kenzo TRIBOUILLARD / AFP]

La condamnation en appel de Marine Le Pen a immédiatement relancé le débat politique. Tandis que la cheffe de file du RN confirme sa candidature à la présidentielle, ses adversaires appellent majoritairement à son retrait ou estiment que cette décision fragilise ses ambitions.

Après la condamnation en appel de Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique, la campagne présidentielle se retrouve forcément relancée, même si l'interessée annonce, ce mardi soir, être "candidate". Chez ses adversaires, les réactions politiques n'ont pas tardé.

"C'est une délinquante"

À gauche, la condamnation fait l'unanimité. L'ensemble du Nouveau Front populaire appelle Marine Le Pen à se retirer de la présidentielle, à l'image de l'insoumis Ugo Bernalicis. "C'est une délinquante qui se présenterait. Elle est coupable de détournement de fonds publics. Et le Rassemblement national a été condamné", clame-t-il. "Madame Le Pen cherche un prétexte pour renier sa parole, puisqu'elle avait à de multiples reprises exprimé le fait qu'elle ne serait pas candidate à l'élection présidentielle si elle devait être condamnée", juge le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard.

Même son de cloche au Parti socialiste avec Boris Vallaud : "Mais je pense que la décence, la moralité et la vertu en politique commanderaient qu'elle n'y aille pas.

Jean-Luc Mélenchon, lui, se différencie. "Notre but est de débarrasser le pays du RN par les urnes et la volonté populaire seulement", affirme-t-il.

"Extrêmement grave"

Du côté des macronistes, on se frotte les mains, espérant voir Marine Le Pen écartée de la présidentielle. "Ce qui sépare Marine Le Pen d'une candidature à l'élection présidentielle, ce n'est pas simplement un bracelet électronique, c'est son sens moral et l'intégrité dont elle fait preuve vis-à-vis de cette condamnation qui est, encore une fois, extrêmement grave", note Marc Ferracci. Pour Gabriel Attal, cette annonce est une faute morale. "Moi, j'appartiens à une nouvelle génération politique pour qui l'exemplarité, la probité, sont probablement les valeurs les plus importantes. Et ce n'est pas que des mots. Quand vous aspirez à être président de la République, évidemment qu'il y a une dimension morale"

Enfin, chez Les Républicains, on prend acte de cette décision tout en affirmant que le parti combattra le RN, quel que soit son candidat.