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«Nous apprenons ce que nous savions déjà» : la famille de Delphine Jubillar réclame des actes après les déclarations de son mari

[Lionel BONAVENTURE / AFP]

Les déclarations de Cédric Jubillar, qui reconnaît avoir tué son épouse Delphine lundi 6 juillet, relancent les attentes de la famille, qui souhaite désormais la restitution du corps et la poursuite rapide de l’enquête.

Après cinq ans de déni, Cédric Jubillar reconnaît avoir donné la mort à son épouse Delphine, disparue fin 2020, et se dit prêt à collaborer avec la justice. Un faisceau d’indices permettait d’établir sa culpabilité. Il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn. La famille de Delphine Jubillar exige désormais qu'il collabore avec la justice.

"Nous apprenons ce que nous savions déjà", martèle Mourad Battikh, avocat de la famille de Delphine Jubillar, qui réclame depuis cinq ans la dépouille de la victime afin de procéder à "un deuil digne de ce nom". Il rappelle que les déclarations de Cédric Jubillar doivent être prises avec précaution.

"Les explications qui seront apportées seront comme ce qui est apporté depuis le début par Cédric Jubillar : des mensonges, des tromperies, de la manipulation. Donc nous n'avons que faire de la parole de Cédric Jubillar. Ce que nous souhaitons aujourd'hui, c'est que le corps puisse être restitué", détaille-t-il.

La famille de Delphine Jubillar maintient la pression

Le corps de Delphine Jubillar doit désormais être retrouvé afin d'être autopsié par les enquêteurs avant la tenue du procès en appel prévu en septembre. Malgré les réticences des avocats de Cédric Jubillar, ce délai doit être tenu, s'agace Mourad Battikh. Il ne veut pas le voir comme "le maître des horloges", rôle qu'il revendique selon lui.

"Nous souhaitons que la justice mette en œuvre dans les plus brefs délais tout ce qui est possible et tout ce qui est à la disposition de la présidente de la cour d'assises pour que la vérité puisse se manifester", insiste-t-il. Une première confrontation avec les magistrats doit se tenir, selon lui, "sans délai".