Après cinq ans de dénégation, Cédric Jubillar reconnaît avoir donné la mort à son épouse Delphine et affirme vouloir collaborer avec la justice. Ses aveux, rendus publics à deux mois de son procès en appel, pourraient rebattre les cartes de la procédure.
Après cinq ans de déni, Cédric Jubillar a changé de stratégie de défense : il reconnaît avoir donné la mort à son épouse Delphine, disparue fin 2020, et se dit prêt à collaborer avec la justice, deux mois avant son procès en appel, dont la tenue dans les temps sera, selon ses avocats, "impossible".
Dans un courrier manuscrit adressé à son avocat Pierre Debuisson, révélé par la Dépêche du Midi lundi 6 juillet, il admet pour la première fois sa responsabilité dans la disparition de l'infirmière de 33 ans, dont on n'a jamais retrouvé le corps.
"Ce serait grotesque"
Lors d'une conférence de presse quelques heures plus tard, Me Debuisson a confirmé "les aveux" de Jubillar, qui est selon lui "prêt à collaborer entièrement avec la justice" et à indiquer aux enquêteurs où se trouve le corps, qu'il a dissimulé dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Sa défense a estimé par aillerus "impossible" que le procès en appel de Cédric Jubillar, qui a reconnu "être à l'origine de la disparition de sa femme" Delphine, puisse se tenir en septembre comme prévu, lors d'une conférence de presse à Toulouse.
"C'est impossible, ce serait grotesque", a répondu Pierre Debuisson à un journaliste qui lui demandait si le procès d'appel pourrait se tenir dans les temps. Son père et associé Guy Debuisson a estimé qu'il faudrait notamment que Cédric Jubillar soit entendu et que des fouilles soient menées pour retrouver la dépouille de son épouse Delphine, disparue en décembre 2020.
Cédric Jubillar, 38 ans, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn et doit être jugé en appel à partir du 21 septembre, à Toulouse, un procès censé durer quatre semaines.