Après le FMI et la Cour des comptes, l'OCDE tire à son tour la sonnette d'alarme sur l'état des finances publiques françaises. L'organisation estime qu'un effort massif d'économies est indispensable pour éviter une dérive de la dette, quitte à engager des réformes sensibles comme le recul de l'âge de départ à la retraite, la réduction de certaines dépenses publiques et des hausses ciblées d'impôts.
Les grandes institutions économiques dénoncent l'incurie budgétaire française. Après le FMI et la Cour des comptes, l'OCDE vient de publier un rapport alarmant sur la lente agonie des finances publiques tricolores.
L'organisation appelle la France à opérer un redressement important et durable de ses comptes pour assurer la viabilité de sa dette publique car, si rien n'est fait, la dette publique pourrait représenter 203% du PIB en 2050, alerte l'OCDE. Il y a donc urgence à corriger le tir, sans quoi les marchés pourraient cesser de prêter à la France.
Garantir la viabilité de la dette tricolore est possible, selon l'OCDE, mais au prix d'un effort monumental : 100 milliards d'euros d'économies d'ici 2030 pour stabiliser la dette et un nouvel effort de la même ampleur pour la faire refluer à plus long terme.
Des pistes de rigueur sur les dépenses publiques et la fiscalité
L'OCDE préconise de freiner la dépense publique, avec un gel des pensions pour les retraités aisés ainsi qu'un relèvement de l'âge légal. Les dépenses d'éducation sont aussi ciblées. L’OCDE suggère d'augmenter les frais d'inscription à l'université et de diminuer les aides à l'apprentissage.
La priorité est donc à la baisse des dépenses, mais la marche est si haute que quelques hausses impôts seront nécessaires. L'OCDE propose par exemple de supprimer l'abattement fiscal de 10% sur les pensions ou encore de réduire les exonérations d'impôts sur les sociétés.