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«On est quasiment au maximum de nos capacités» : les funérariums débordés face à la surmortalité liée à la canicule

[Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Quelques jours après la fin de l'épisode caniculaire, les funérariums continuent de faire face à l'afflux massif de défunts. La surmortalité liée à la vague de chaleur sature les infrastructures, notamment en Île-de-France. Près d'Orléans, la situation est critique aussi.

L'épisode caniculaire de cette fin juin restera dans les esprits pour longtemps. Alors que les températures redescendent progressivement, les funérariums continuent de faire face à un afflux de corps. Selon un bilan partiel de Santé Public France, la vague de chaleur aura provoqué près de 1.000 décès supplémentaires par rapport à la normale

Depuis la fin de semaine dernière, le funérarium de Saran, près d'Orléans, est débordé par les appels et les rendez-vous de familles endeuillées. "Les trois bureaux de réception sont occupés avec des familles. C'est un peu comme ça depuis samedi après-midi", insiste Rodolphe Lacomme, responsable régional des pompes funèbres Caton. 

"Dans nos chambres funéraires, on a accueilli et on accueille encore malheureusement beaucoup de personnes décédées à leur domicile. On a atteint quasiment le maximum de nos capacités", insiste-t-il au micro d'Europe 1. 

Appréhension face aux prochaines vagues de chaleur

Le centre funéraire de Saran, d'une vingtaine de place, arrive à saturation. Une tension d’autant plus forte que la structure accueille également des défunts d'île-de-France dans sa chambre froide. "Cette nuit encore, on a eu deux arrivées de région parisienne. À mesure où on peut recevoir des défunts, on le fera. Mais aujourd'hui, c'est un peu compliqué, en tout cas à l'heure où je vous parle", ajoute le responsable régional. 

Et ce dernier ne cache pas son appréhension pour les semaines à venir. "Notre plus grosse inquiétude, c'est le nombre de décès qu'on ne connaît pas encore, des personnes qui sont déjà décédées chez elles et qu'on n'a pas encore découvertes. En ayant à l'esprit qu'on nous annonce déjà une prochaine vague de chaleur en fin de semaine prochaine, il faudra qu'on soit vigilant sur la solution de conservation des défunts et sur cette capacité à organiser les obsèques rapidement", conclut-il. 

Sans places disponibles, le centre funéraire pourrait lui-même être contraint de transférer certains corps vers les funérariums d’autres départements.