Alors que les Français respirent après une canicule historique, le gouvernement alerte sur un possible nouvel épisode de fortes chaleurs dès début juillet. Réuni en cellule de crise, l’exécutif assure anticiper une situation encore jugée incertaine, tout en pointant les fragilités révélées par les récents décès à domicile.
Alors que les Français soufflent, la perspective d’un nouvel épisode caniculaire demeure possible, a affirmé Sébastien Lecornu. Alors que de très fortes chaleurs sont redoutées dans la semaine du 6 juillet, le Premier ministre réunissait ce lundi soir une nouvelle cellule interministérielle de crise. Objectif : dresser le bilan de cette canicule historique et préparer les prochaines. Après une semaine de critiques sur sa gestion de crise, l’exécutif veut désormais démontrer qu’il anticipe autant qu’il agit.
La hausse des décès à domicile inquiète
Pour Sébastien Lecornu, la crise n’est pas terminée. Un nouvel épisode de chaleur reste possible. "La perspective d’une reprise d’un épisode caniculaire est possible, avec la prudence, évidemment, qu’il convient d’avoir", a-t-il déclaré.
Le gouvernement maintient le niveau 3 du plan ORSAN dans les hôpitaux et les premiers climatiseurs doivent être livrés d’ici la fin de la semaine. Sébastien Lecornu estime que la chaîne de prévision comme la chaîne de réaction ont tenu, mais un point inquiète : la hausse des décès à domicile.
"Toute comparaison mécanique avec 2003 serait assez mal à propos. Je le dis prudemment, c’est un peu tôt, mais on le voit bien : le nombre de victimes à domicile est bien plus important que lors de tous les épisodes précédents. Et, en clair, la surmortalité à domicile, c’est-à-dire lorsque les secours arrivent, signifie malheureusement que les personnes sont déjà décédées. À l’inverse, les EHPAD ont tenu", précise le chef du gouvernement.
Le Premier ministre reconnaît des fragilités : des hôpitaux sous tension, des bâtiments mal rafraîchis et des personnes isolées qui échappent au radar. Pour Sébastien Lecornu, l’enjeu est désormais de montrer que le gouvernement ne se contente pas de gérer une crise, mais prépare déjà la suivante.