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«Tout le monde s'en fout !» : Yann Barthès au cœur d'une polémique en pleine canicule

Malgré la polémique, Yann Barthès n'a pas présenté d'excuses. [Bertrand GUAY / AFP]

En pleine canicule, Yann Barthès est au cœur d'une polémique après des propos tenus dans "Quotidien" sur les personnes vivant sous les toits. La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité de nombreuses critiques, notamment de responsables politiques et de spécialistes du climat.

Des propos qui ne passent pas. Depuis plusieurs jours, la France traverse un épisode de canicule historique, avec des températures dépassant les 40 degrés dans plusieurs villes. Une vague de chaleur exceptionnelle qui bouleverse le quotidien de nombreux Français et qui a déjà provoqué plusieurs décès. Mais Yann Barthès, présentateur de l'émission Quotidien, a choisi d'en rire... à sa manière.

"Tout le monde s'en fout !"

Mercredi soir, depuis son plateau climatisé, il a d'abord rappelé que "tout le monde a chaud" avant d'ajouter : "C'est rare d'ailleurs de vivre un événement universel, on est tous logés à la même enseigne. Si vous croisez Bernard Arnault, il aura chaud. Un ministre, il aura chaud. Il aura aussi chaud que vous ou que votre voisin du dessus ou du dessous."

Le présentateur a ensuite ironisé sur ceux qui vivent sous les toits, estimant qu'ils mettent systématiquement en avant leur situation. "Enfin non, il y a cette catégorie de personnes qui est plus concernée que tous les autres. Il y a ceux qui vivent sous les toits. Et ils le précisent. Donc ils se sentent autorisés à parler plus fort car : 'J'habite sous les toits !' Tout le monde s'en fout !", a-t-il lancé.

"L'indécence des privilégiés"

Un extrait qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux et suscité de nombreuses réactions. Parmi les premières à réagir, la députée LFI Clémence Guetté, qui a dénoncé "l'indécence des privilégiés". "Non, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne lors de la canicule. Oui, les plus modestes sont légitimes à dire leur colère parce qu'ils sont les premiers touchés. Courage à toutes et tous", a-t-elle écrit sur X.

Même indignation chez Clément Gaillard, chercheur en urbanisme et spécialiste du design climatique. Il a qualifié la séquence de "honte" et rappelé les conséquences sanitaires de la chaleur dans certains logements. "Yann Barthès se moque des gens qui habitent sous les toits et en souffrent. Bien sûr, il n'a aucune idée de l'étude sur la canicule de 2003 qui montre qu'habiter sous les toits augmentait le risque de surmortalité par 4", a-t-il lui aussi écrit sur X.

Malgré la polémique, Yann Barthès n'a pas présenté d'excuses. Dès le lendemain, il a préféré persister. "Il fait plus de 40 °C dans les rues de la capitale et une partie de la capitale… Nous avons encore chaud. Tous, tous chaud… TOUS", a-t-il lancé. Une réponse qui ne devrait pas suffire à apaiser la colère de certains internautes.