Alors que la France subit une canicule avec des températures dépassant les 40°C, le débat s’intensifie sur l’adaptation du travail aux fortes chaleurs. Les Écologistes proposent un congé climatique, tandis qu’Éric Coquerel appelle à instaurer un droit de retrait climatique.
Le monde du travail doit-il évoluer avec les fortes chaleurs qui touchent la France ? Depuis plusieurs jours, le pays est frappé de plein fouet par la canicule, avec des températures dépassant les 40 degrés dans plusieurs villes. Face à cela, les Écologistes proposent un congé climatique de cinq jours. Mais pour Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et invité de La Grande Interview sur Europe 1 et CNews ce vendredi, "il faut un droit de retrait climatique".
"L’inaction climatique en 2050 coûtera 11 points de PIB"
Selon le président de la commission des finances, "en 2050, on pense qu’on va être à deux mois de canicule par an". "Aussitôt que vous êtes dans des conditions de travail qui excèdent 30 degrés, soit vous pouvez faire du télétravail, soit vous avez droit à un droit de retrait climatique, avec au moins une réduction du temps de travail par exemple par jour", explique-t-il.
Éric Coquerel dénonce également le manque d’anticipation de la France face au réchauffement climatique, ce qui aurait un coût élevé pour le pays. L’invité de Romain Desarbres affirme que "l’inaction climatique en 2050 coûtera 11 points de PIB". "C’est-à-dire que si vous ne faites rien, si vous ne mettez pas les investissements nécessaires, en 2050, chaque année cela coûtera 11 points de PIB", alerte-t-il.