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Coupe du monde 2026 : que vaut la Norvège d'Erling Haaland, dernier adversaire des Bleus dans cette phase de groupes ?

Coupe du monde 2026 : que vaut la Norvège d'Erling Haaland, dernier adversaire des Bleus dans cette phase de groupes ? [Justin Setterfield / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

Ce match est la finale de ce groupe I. Ce vendredi, l'équipe de France affronte la Norvège pour le troisième et dernier match de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026. Un match qui va décider du classement, qui aura une grande importance pour la suite de la compétition. Mais que vaut cette équipe norvégienne ? 

Avant le début de la compétition, c'était peut-être le match le plus attendu de ce groupe I. Ce vendredi, à 21h, l'équipe de France affronte la Norvège. Un match qui, en cas de match nul ou de victoire, permettrait à la France de garantir la première place du groupe et un adversaire plus abordable pour les 16e de finale de la Coupe du monde. 

Un choc qui verra aussi deux des meilleurs buteurs de la compétition s'affronter, Kylian Mbappé et Erling Haaland, tous deux auteurs de quatre buts. Les Norvégiens arrivent avec le plein de confiance, mais que valent-ils dans le jeu ? 

L'attaque, un des points forts de cette équipe 

28 ans après sa dernière participation, la Norvège a réussi son entrée dans la compétition avec deux victoires en deux matchs. Elle est même une des meilleures attaques sur le papier et dans les statistiques de cette Coupe du monde 2026 avec sept buts inscrits lors des deux victoires enregistrées contre l'Irak (4-1) et le Sénégal (3-2). 

Erling Haaland est sans nul doute le plus gros danger pour la défense française. L'attaquant de Manchester City a déjà inscrit quatre buts lors des deux premiers matchs de Coupe du monde de sa carrière. Sa relation avec Martin Ødegaard et Alexander Sørloth est excellente sur et en dehors du terrain. 

Les trois se trouvent facilement sur le terrain et anticipent parfaitement les déplacements. Ils sont capables de faire un pressing haut pour perturber la relance de l'équipe adverse. C'est avec un pressing sur le gardien qu'Haaland a inscrit son deuxième but contre l'Irak tandis que Pedersen a profité d'une erreur à la relance de Koulibaly pour ouvrir le score contre le Sénégal

Le jeu aérien offensif, une arme qui peut être décisive

Une des forces de cette équipe norvégienne réside également dans cette capacité à se projeter rapidement vers l'avant. À la récupération du ballon au milieu de terrain, il n'est pas rare de voir quatre joueurs offensifs de cette équipe partir vers l'avant et se retrouver aux abords de la surface adverse en quelques secondes. 

Un choix tactique qui a payé puisque sur les sept buts déjà inscrits, trois viennent de ce type d'action depuis le début de la Coupe du monde. Enfin, il y a aussi le jeu aérien, surtout les coups de pied arrêtés. 

L'effectif norvégien compte 11 joueurs de plus d'1m88, dont quatre font plus d'1m95. Un avantage de taille pour se créer de nombreuses occasions. Et cela a payé par exemple contre l'Irak avec le but d'Ostigard sur corner. La défense française est donc prévenue : le jeu offensif de la Norvège, c'est du solide. 

Une défense peu sereine 

En revanche, la défense constitue le plus gros casse-tête pour le sélectionneur, Stale Solbakken. La Norvège est une équipe qui encaisse des buts. Sur leurs 13 derniers matchs, ils en ont encaissé 11, dont trois dans cette Coupe du monde. 

Si les joueurs offensifs participent au pressing, les défenseurs norvégiens ont montré des lacunes. Les latéraux sont facilement battus en un contre un, la faute peut-être à trop de projections vers l'avant lors des phases offensives. Contre l'Irak, apathiques, ils laissent un espace bien trop grand à Al Ammari pour adresser un centre parfait à Aymen Hussein qui mène à l'égalisation. 

Les Irakiens comme les Sénégalais ont eu des occasions, trop d'occasions même. La défense centrale a été en grande difficulté contre les Lions. Leurs deux buts viennent de percées dans une charnière norvégienne lente et qui laisse trop d'espace. Un élément qui peut être une aubaine pour l'attaque française, notamment pour Michael Olise ou Kylian Mbappé.