Dans le Finistère, un incident provoqué par la panne d'un transformateur a privé plusieurs dizaines de milliers de foyers d'électricité ce mercredi. Un scénario amené à se répéter alors que les vagues de fortes chaleurs deviennent de plus en plus fréquentes.
C’est l’une des conséquences de la canicule. Les fortes chaleurs mettent le réseau électrique sous tension. Dans la région de Quimper, ce sont ainsi 68.000 foyers qui ont été privés d’électricité mercredi.
Un incident provoqué par la panne d’un transformateur du réseau RTE. Et le scénario pourrait se répéter alors que les vagues de fortes chaleurs deviennent de plus en plus fréquentes. Avec la canicule, nos infrastructures électriques, parfois vieillissantes, sont de plus en plus vulnérables.
Un risque de surchauffe
Ces risques concernent surtout des défauts liés aux câbles électriques, ceux du réseau souterrain en particulier. Quand la température en surface atteint 40 degrés, elle peut monter jusqu’à 70 voire 80 degrés dans les galeries installées en sous-sol.
"Les jonctions entre liaisons souterraines sont sensibles à la chaleur. Et lorsqu'il y a une grosse chaleur et que les câbles ont vieilli, il y a des risques d'indisponibilité", détaille André Merlin, fondateur du réseau RTE.
La chaleur dilate aussi les câbles électriques à l’extérieur, qui s’affaissent et provoquent des courts-circuits. Quant aux transformateurs, ils risquent également la surchauffe, comme dans le Finistère ce mercredi.
"Il faut en permanence refroidir la température de l'huile qui est à l'intérieur de ces transformateurs. Si effectivement, les températures extérieures augmentent fortement, les conditions de refroidissement se font plus difficiles", poursuit l'interrogé.
Enfin, en période de canicule, la consommation d’électricité augmente avec l’usage massif des ventilateurs et des climatiseurs qui fonctionnent tous en même temps, ce qui rend les zones urbaines plus exposées à ces pics de consommation.
Les gestionnaires de réseau se veulent tout de même rassurants : pas de risques de coupures générales malgré des incidents localisés. La production électrique apparaît comme suffisante face à ces pics de consommation.