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Canicule : en Bretagne, les artisans du BTP contraints d’adapter leurs horaires

Avec 54 départements en vigilance rouge canicule et 35 en orange, la chaleur frappe presque toute la France, y compris la Bretagne. [FRANCOIS LEPAGE / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Avec 54 départements en vigilance rouge canicule et 35 en orange, la chaleur frappe presque toute la France, y compris la Bretagne. Dans le bassin rennais, les artisans du BTP commencent leurs journées dès 5 ou 6 heures du matin pour éviter les heures les plus chaudes. 

Une nouvelle nuit étouffante, des ventilateurs qui brassent de l’air chaud et une chaleur qui ne faiblit pas. La France continue de suffoquer sous la canicule. 54 départements sont placés en vigilance rouge et 35 en vigilance orange, sans véritable échappatoire. Même les régions habituellement plus fraîches, comme la Bretagne, sont touchées par des températures exceptionnelles. 

Dans le bassin rennais, les artisans du BTP sont contraints de revoir complètement leur organisation. Pour éviter d’annuler les chantiers, certains commencent désormais leur journée dès 5 ou 6 heures du matin, avant de s’arrêter en début d’après-midi, lorsque les températures deviennent intenables. 

À Romillé, petite commune près de Rennes, le soleil tape fort. La brise est chaude, presque étouffante, et les habitants cherchent l’ombre dès qu’ils le peuvent. Dans cette commune où les chantiers sont nombreux, l’activité s’arrête progressivement à partir de 14 heures. 

"On a adapté les horaires"

"On a adapté les horaires : 6h-14h, on stoppe", explique un ouvrier du BTP. Pour certains, la situation reste un peu plus supportable grâce à la climatisation dans les engins. "Je ne vais pas me plaindre, on est à la climatisation dans les engins, donc en soi, ça allait. J’étais tout seul aujourd’hui", raconte-t-il. 

Mais pour les maçons qui travaillent à l’extérieur, sans abri, la chaleur devient rapidement insupportable. Romain et Antoine ont dû interrompre leur chantier et trouver refuge au café, éprouvés par la matinée. "On a terminé plus tôt, on est venus boire une bière. Il faisait très chaud, on s’est aspergés d’eau toute la matinée", racontent-ils. 

À 14 heures, impossible de poursuivre. "Il y a un moment, ce n’était plus possible, il a fallu arrêter. Là, en ce moment, il fait 39 degrés", témoigne l’un d’eux. Une température inhabituelle pour la Bretagne, mais qui s’impose désormais aussi dans l’ouest du pays. "C’est partout pareil, la Bretagne aussi", résume un autre artisan. Face à ces conditions, les professionnels préfèrent préserver leur santé plutôt que de prendre des risques. 

"On a bien vu que ce n’était pas possible de bosser là-dessous, donc on arrête. Ça ne sert à rien. Si on veut revenir, il faut se préserver", insiste l’un des maçons. Pour les entreprises du BTP, l’objectif est désormais de tenir pendant toute la durée de l’épisode caniculaire : adapter les horaires, ménager les organismes et limiter autant que possible les retards sur les chantiers.