Invité de "Pascal Praud et vous", Jean-Rémi Girard, président du SNALC (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur), a dénoncé les difficultés de gestion de la canicule dans les établissements scolaires. "Le seul moyen de rafraîchir les salles de classes est d'ouvrir les fenêtres la nuit, mais on ne peut pas le faire", pointe-il.
Jean-Rémi Girard, président du SNALC (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur), a décrit au micro de Pascal Praud et vous des conditions de travail particulièrement compliquées dans les écoles lors des épisodes de fortes chaleurs. Selon lui, la conception et l'organisation des établissements limitent fortement les possibilités de rafraîchissement naturel.
"Nous la nuit on peut pas garder les fenêtres ouvertes puisque c'est un bâtiment public, il n'y a personne dedans", souligne-t-il.
Privées de cette aération nocturne, les salles de classe ne parviennent pas à refroidir. "Le seul moyen, sans climatisation, de rafraîchir les salles, est d'ouvrir les fenêtres la nuit. Nous, on ne peut pas le faire. Le matin, quand on arrive, les salles sont presque à la même température qu'on les a laissées la veille", constate-t-il.
Des vigiles pour aérer les écoles ?
Pour le président du SNALC, des solutions simples pourraient pourtant être envisagées en cas de canicule, à condition de lever certains blocages organisationnels.
"Le jour où vous avez une super canicule, vous prenez trois vigiles que l'Education nationale paye, et qui sont là pour ouvrir les fenêtres", propose-t-il, estimant qu'une gestion plus flexible permettrait d'améliorer la situation.
Mais, il souligne les freins administratifs : "L'Education nationale vous dira que c'est pas elle qui doit payer les vigiles, puisque c'est la municipalité. Et la municipalité vous dira qu'elle n'a pas de vigile."