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Drogue : les Français partagés à l'idée de tester de manière aléatoire certains hauts fonctionnaires

Un test anti-drogue lors d'un contrôle routier (image d'illustration)
[Jc Milhet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le Premier ministre Sébastien Lecornu souhaite mettre en place des tests anti-drogue aléatoires et inopinés dans les ministères. Une mesure qui partage les Français qu'Europe 1 a rencontré dans les rues de Paris.

Les personnels des ministères vont-ils être bientôt soumis à des test anti-drogues "inopinés et obligatoires" ? C'est le souhait de Sébastien Lecornu qui, dans une circulaire datée du 16 juin envoyée à l’ensemble de son gouvernement, demande à ses ministres d’organiser des dépistages inopinés et obligatoires sous la forme de tests salivaires aux membres de leur cabinet. 

Le secteur privé pourrait lui aussi à terme, être soumis à ces tests.

Sont concernés pour le moment : les hauts-fonctionnaires ou encore les élus de la République. Dans les rues de la capitale, Enzo se souvient du scandale de l’affaire Andy Kerbrat, ce député LFI pris en flagrant délit d’achat de stupéfiants, fin 2024. Alors il soutient la mise en place de tels tests.

"Je suis plutôt d'accord avec la mise en place de ces tests-là de manière arbitraire, aléatoire. Je pense que les politiques ont un devoir vis-à-vis des Français. Puis de même dans un cadre privé, en entreprise. Quand il y a des responsabilités importantes, ça peut être intéressant", confie-t-il au micro d'Europe 1.

"Je ne vois pas en quoi ça nous concerne"

Les annonces du Premier ministre vont dans le bon sens estime également Véronique. "Je pense qu'il y a vraiment besoin, à un moment donné aussi, d'avoir cette exemplarité, surtout en politique", note-t-elle. Quant à passer elle-même ces tests, si son entreprise en faisait la demande, "je serai prête à les passer pour le coup, mais je n'aimerais pas qu'on en arrive quand même à devoir passer des tests en entreprise, parce que là, c'est tout un autre débat, et ça va beaucoup plus loin", poursuit-elle. 

Pour Jérôme, toutefois, ces tests sont tout simplement synonymes d'atteinte à la vie privée. "Le devoir d'exemplarité, c'est dans la vie publique. Je veux dire, une fois que la personne rentre chez elle, elle fait absolument ce qu'elle a envie.

Si la fonction qu'elle mène n'est pas impactée par le sujet, je ne vois pas en quoi ça nous concerne", conclut-il. Cet avocat rappelle que la mesure existe déjà dans certains secteurs pour les postes les plus sensibles, dans les transports, l'aviation ou encore le BTP.