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Tests antidrogues au gouvernement : Sébastien Lecornu confirme la mise à l'écart de plusieurs collaborateurs après des résultats positifs

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale. [Arthur N. Orchard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le Premier ministre avait promis, ces dernières semaines, des tests antidrogues dans les différents ministères. Ces dépistages inopinés ont bien eu lieu et ont même entraîné des mises à l'écart de certains collaborateurs. Sébastien Lecornu l'a confirmé mais n'a pas avancé de chiffres ni d'identité.

Après l'affaire Andy Kerbrat, le député LFI qui avait été arrêté en train d'acheter des stupéfiants, Sébastien Lecornu avait promis que des tests inopinés allaient être menés au sein du gouvernement et de l'Assemblée. Le Premier ministre a ainsi confirmé que ces dépistages avaient bien eu lieu et que des personnes ont été mises à l'écart du pouvoir.

Sébastien Lecornu n'a pas détaillé le nombre de personnes écartées, ni les fonctions qu'elles occupaient, mais tous les employés testés positifs ont bien été suspendus.

"Si vous êtes vulnérable, vous n'avez pas votre place à la tête de l'État"

Des contrôles qui avaient surpris, voire agacés en interne, mais le pensionnaire de Matignon dit avoir agi pour des raisons de vulnérabilité et pour montrer l'exemple au plus haut sommet de l'État.

"Quand vous êtes membre d'un cabinet ministériel, par définition, vous êtes habilité à du secret-défense, à connaître les affaires de l'État. Et lorsque vous portez une vulnérabilité aussi grave que la consommation de drogue dure, vous êtes vulnérable. Et si vous l'êtes, vous n'avez pas votre place dans les sphères importantes de l'État", a-t-il justifié auprès de nos confrères de Paris Match.

Sébastien Lecornu a ainsi revendiqué le bien-fondé de ces contrôles auprès des ministres, ambassadeurs ou préfets, ainsi que de leurs équipes. "On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans et tolérer en même temps la consommation dans les beaux quartiers", a-t-il ainsi ajouté. Il a enfin rappelé qu'environ un million de Français consomment régulièrement de la cocaïne.