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Vote sur les «centres de retour» extra-européens : Nicolas Pouvreau-Monti explique le fonctionnement de cette mesure

Les eurodéputés ont voté mercredi en faveur de la création de "centres de retour" extra-européens. Des sortes de zones tampon pour les clandestins, entre le pays qui les expulse et leur pays d'accueil. Une mesure dont Nicolas Pouvreau-Monti explique le fonctionnement dans "Christine Kelly et vous". 

"Un signal" envoyé à tous ceux qui voudraient se rendre illégalement en Europe. Le Parlement européen a voté mercredi en faveur de la création des "centres de retour" extra-européens pour les migrants expulsés et les déboutés du droit d'asile. 

Une mesure qui trouve son origine dans un problème : "le manque de coopération des pays d'origine à la reprise de leurs ressortissants", rappelle Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, dans Christine Kelly et vous.

Ouzbékistan, Rwanda, Ouganda...

"L'idée de ces hubs de retour c'est d'ouvrir des centres à l'extérieur de l'Union européenne, qui ne sont pas les pays de retour de ces clandestins, mais des pays partenaires. On parle beaucoup de l'Ouzbékistan, du Rwanda, de l'Ouganda... Des pays dans lesquels on pourra placer des étrangers en situation irrégulière qu'on souhaite éloigner."

S'il est "probable" que cette mesure ne concerne pas tous les clandestins en Europe, pointe l'expert, il fait valoir qu'"elle pourra servir pour les profils les plus urgents à éloigner, mais enverra aussi un signal".

"Si on vise l'Europe mais qu'on risque de se retrouver en Asie centrale, il y a une forme de désincitation à venir déposer une demande d'asile dont on sait très bien qu'elle sera refusée, tout en prenant en compte qu'on pourra rester en Europe." Mais désormais, "on risque de se retrouver très loin de l'Europe".