Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine aux Etats-Unis, lors d'un appel téléphonique avec Donald Trump, a-t-il indiqué lundi.
"Hier (dimanche), nous avons discuté avec le président Trump de la possibilité d'organiser une telle rencontre aux Etats-Unis, dans un format que Poutine aurait beaucoup plus de mal à refuser", a-t-il déclaré dans une allocution vidéo publiée sur X. "Nous verrons ce qui en résultera."
Volodymyr Zelensky a déjà proposé de rencontrer en face-à-face son adversaire russe, mais le Kremlin n'envisage une telle rencontre qu'à Moscou - ce que le président ukrainien ne peut accepter.
Le Hezbollah pro-iranien a dit lundi avoir "repoussé" une force israélienne qui tentait "d'avancer" dans le sud du Liban, malgré l'accord annoncé entre Washington et Téhéran devant mettre fin à la guerre régionale, y compris au Liban d'après l'Iran.
Des combattants du groupe pro-iranien ont "fait barrage (...) au moyen de roquettes et de drones" à une force israélienne, "formée d'une pelleteuse et deux chars Merkava", qui "avançait" dans les environs de Kfartebnit, près de la ville de Nabatiyé, selon un communiqué du Hezbollah.
Plus tôt lundi, un drone israélien a visé une voiture dans la même localité, "tuant son chauffeur", a rapporté l'Agence nationale d'information libanaise, ce qui constitue la première frappe meurtrière depuis l'annonce de l'accord.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi que la guerre contre l'Iran avait sauvé son pays de la menace d'une "destruction nucléaire", après l'annonce d'un accord entre Washington et Téheran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
"Le plus important, c'est que nous avons sauvé l'Etat d'Israël de la menace d'un anéantissement nucléaire", a déclaré M. Netanyahou lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a défendu son bilan et les opérations militaires israéliennes en Iran, au Liban et à Gaza.
L'accord convenu entre les Etats-Unis et l'Iran a largement été considéré comme un échec pour Israël par la société et une grande partie de la classe politique.
Le chef de l'Etat libanais Joseph Aoun a "salué" lundi l'accord entre Washington et Téhéran, à l'occasion d'un appel téléphonique reçu du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon un communiqué de la présidence libanaise.
Le président a exprimé l'espoir que cet accord soit "un pas positif vers une baisse des tensions, (...) et ouvre la voie à des solutions diplomatiques", et le ministre iranien a mis l'accent, pour sa part, sur "le respect de la souveraineté du Liban", selon le communiqué.
L'accord, dont le Liban n'a pas été notifié officiellement, prévoit la fin de la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient, selon l'Iran.
Donald Trump a déclaré lundi au sommet du G7 à Evian, en France, ne pas avoir "besoin de beaucoup d'aide" internationale pour rouvrir le détroit d'Ormuz, après la conclusion d'un accord avec l'Iran.
"Mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée d'avoir un bateau ou deux de quelques pays, votre pays serait très bien pour cela, car on ne sait jamais", a ajouté le président des Etats-Unis.
A ses côtés, le président français Emmanuel Macron a réitéré son "offre" d'une mission militaire internationale franco-britannique. "Comme l'a dit le président, peut-être que ça ne sera pas souhaité, peut-être que ça ne sera pas nécessaire, mais en tout cas c'est une disposition qui marque notre volonté d'aider", a-t-il souligné.
Les Etats-Unis n'ont pour le moment dégelé aucun avoir iranien sous sanction, après la signature d'un cadre d'accord entre Washington et Téhéran, a affirmé lundi un haut responsable américain.
"Zéro", a répondu ce haut responsable, sous couvert d'anonymat, à une question d'un journaliste qui lui demandait quel montant avait été déjà dégelé, en faisant état d'informations de la presse officielle iranienne selon lesquelles des milliards de dollars étaient concernés.
Donald Trump a assuré lundi, peu après son arrivée à Evian (France) pour le sommet du G7, que le détroit d'Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de brut, serait "complètement ouvert" vendredi.
Le président américain, qui se tenait aux côtés de son homologue français Emmanuel Macron, a par ailleurs indiqué que le texte très attendu de l'accord trouvé avec l'Iran pourrait être publié "après vendredi", jour prévu de la cérémonie de signature à Genève.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi qu'il chercherait à obtenir la ratification par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un accord final avec les Etats-Unis, incluant le volet de son programme nucléaire.
"Nous nous attendons à ce que l'accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, 60 jours après" sa signature, a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, en remarquant que Téhéran "tirerait des enseignements du passé".
Les Etats-Unis s'attendent à ce que le détroit d'Ormuz rouvre "sans péage" de la part de l'Iran, a déclaré lundi le vice-président américain JD Vance, tandis que la diplomatie iranienne a évoqué des "frais" de service maritime.
"Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c'est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques" qui doivent s'ouvrir pour deux mois à partir de vendredi, a déclaré JD Vance sur la chaîne CNBC.
Le Hezbollah pro-iranien a remercié lundi Téhéran d'avoir insisté pour inclure le Liban dans l'accord global avec les Etats-Unis visant à mettre fin à la guerre dans la région.
Dans un communiqué, le mouvement libanais se dit "profondément reconnaissant" à son allié pour sa "position constante aux côtés du Liban, de son peuple et de sa résistance, ainsi que pour son insistance à ce que le Liban soit partie prenante de tout accord conduisant à un cessez-le-feu".
Le groupe armé et financé par l'Iran, engagé dans une guerre avec Israël depuis le 2 mars, a cessé ses attaques lundi.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que les Etats-Unis devaient garantir qu'Israël s'engage à mettre fin à la guerre au Liban dans le cadre de l'accord visant à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient.
"Les Etats-Unis doivent honorer leurs engagements. Ils doivent s'assurer que le régime sioniste respecte également les siens concernant le Liban", a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, ajoutant que Téhéran "ne fait confiance ni à Israël ni aux Etats-Unis".
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que l'Iran facturerait des frais de service maritime aux navires transitant par le stratégique détroit d'Ormuz, plutôt que d'imposer des péages, dans le cadre de l'accord-cadre conclu avec les Etats-Unis.
"Nous avons toujours soutenu que nous ne cherchions pas à percevoir de péages de transit, mais que des frais pour les services de navigation, la protection de l'environnement, l'assurance des navires et d'autres services nécessaires seraient facturés", a précisé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que les Etats-Unis s'étaient engagés à débloquer des fonds iraniens gelés à l'étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre, aux termes d'un accord de fin du conflit.
"Le déblocage des biens iraniens ainsi que des réparations pour les dégâts constituent deux points essentiels" de l'accord censé être signé vendredi, a affirmé le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point-presse hebdomadaire: "la partie américaine s'est engagée à prendre des mesures dans ces deux domaines".
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que l'Iran éprouvait toujours une "profonde méfiance" envers les Etats-Unis, malgré la signature prévue d'un accord sur la fin de la guerre au Moyen-Orient.
"Malheureusement, il faut reconnaître que la profonde méfiance vis-à-vis des Etats-Unis est la conséquence d'une longue histoire de méfaits des dirigeants américains", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire.
"Les Etats-Unis ont encore beaucoup à faire avant de gagner la confiance des Iraniens", a-t-il ajouté, estimant que l'accord censé être signé vendredi ne constituait "qu'une étape pour réduire les tensions et mettre fin à la guerre" déclenchée par une attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février.
Le porte-avions français Charles de Gaulle "peut être déployé dans les deux ou trois jours" dans le détroit d'Ormuz après confirmation de l'accord conclu entre Washington et Téhéran, a affirmé le président Emmaneul Macron lors d'une interview en marge du sommet du G7.
"Nous avons construit avec les Britanniques une mission" pour aider à rouvrir le détroit d'Ormuz et "le Charles de Gaulle, avec tout ce qui l'entoure et qui reste dans la zone peut être déployé dans les deux ou trois jours qui suivront la confirmation" de l'accord, a-t-il assuré sur la chaîne TF1.
Les capacités d'uranium hautement enrichies de l'Iran doivent être "neutralisées" sous supervision de l'agence internationale de l'énergie atomique, a déclaré lundi Emmanuel Macron.
"Notre priorité", c'est qu'il y ait "un accord solide et sérieux qui soit finalisé" entre Washington et Téhéran, a déclaré le président français sur TF1, ajoutant que la France et ses alliés européens allaient "s'assurer que les capacités d'uranium enrichies qui sont présentes en Iran soient bien neutralisées".
"Soit il faut le sortir, soit le diluer. Ensuite, il faut s'assurer qu'il y aura un contrôle de cette agence (AIEA) pour que les Iraniens ne puissent pas, dans les mois et les années qui viennent, se réorganiser pour refaire de l'uranium enrichi et construire des armes avec".
Le gouvernement va "s'assurer" que la chute de cours du pétrole attendue après la conclusion d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran soit "bien répercutée à la pompe", a déclaré lundi Emmanuel Macron sur TF1.
"C'est dans les semaines qui viennent qu'on aura un impact sur les cours", avec une baisse rapide des marchés mais ensuite, "pour que les chaînes logistiques repartent, ça va prendre quelques semaines", a prévenu le chef de l'Etat dans une interview au journal de 13 heures.
Le président français Emmanuel Macron compte tout faire (...) pour qu'il n'y ait pas de péage" iranien dans le stratégique détroit d'Ormuz, a-t-il affirmé lundi lors d'un entretien avec TF1 en marge du sommet du G7.
"Nous, on défend le droit international et on va tout faire en effet pour qu'il n'y ait pas de péage" dans ce détroit par où transite un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures, a-t-il souligné, au lendemain de l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran prévoyant la réouverture du détroit, sans autre précision.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué lundi "un pas historique vers la paix" après la conclusion entre les États-Unis et l'Iran de l'accord pour mettre fin à la guerre, à l'aide de la médiation de son pays.
"Aujourd'hui, le monde a assisté à un pas historique vers la paix. Après les ténèbres de la guerre, le soleil de la paix s'est levé", a déclaré le dirigeant, soulignant le rôle "extraordinaire" joué dans la négociation par le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, et remerciant également les autres pays ayant contribué à la médiation.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué lundi l'annonce d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, tout en appelant à ne pas oublier "le coût" du conflit, un "non-sens" selon lui.
"Plus de 7.400 morts, en majorité des civils. Des centaines de foyers, d'écoles et d'hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d'euros de pertes, y compris en Europe. Tel est le coût du conflit en Iran", écrit sur X Pedro Sánchez, qui avait toujours manifesté son opposition farouche à ce conflit. "Célébrons. Mais n'oublions pas. Et apprenons une bonne fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie", conclut-il.
La Chine a accueilli avec satisfaction lundi l'annonce d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en rendant hommage aux efforts de médiation du Pakistan.
"La Chine se félicite que les États-Unis et l'Iran soient parvenus à un accord sur le contenu du mémorandum d'entente de première phase, et salue les efforts de médiation déployés par le Pakistan", a affirmé lors d'un point-presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Les Bourses européennes ont ouvert en hausse lundi, saluant l'annonce d'un accord au Moyen-Orient qui a ramené les prix du pétrole à leur plus bas niveau depuis mars et exercé une détente sur les taux d'intérêt.
Après quelques minutes d'échange, Paris progressait (+1,84%) un peu plus fortement que Francfort (+1,74%). Plus dépendante des cours du pétrole, Londres décollait plus modérément (+0,80%).
Les prix à la pompe devront baisser "aussi rapidement" qu'ils avaient augmenté au début de la guerre, si l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran débouche sur la réouverture du détroit d'Ormuz, a prévenu lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
"Si cet accord est mis en place, que le détroit d'Ormuz rouvre dans les plus brefs délais, alors on observera une baisse du cours du Brent et donc du prix du baril", a expliqué sur RTL la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Energie.
Le président du Conseil de l'UE, Antonio Costa, a salué lundi l'accord annoncé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ajoutant que les Européens étaient prêts à contribuer à une "paix durable"".
"Je me réjouis de la fin de cette guerre coûteuse et de la pleine restauration de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", a réagi sur X le président du Conseil de l'Union européenne, quelques heures après l'annonce d'un accord pour terminer la guerre au Moyen-Orient, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.
Le chef de l'ONU Antonio Guterres a salué dimanche l'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran, qui prévoit la fin des hostilités et la réouverture du détroit d'Ormuz, une "étape cruciale" vers la paix au Moyen-Orient.
"Il s'agit d'une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit", a souligné le secrétaire général dans un communiqué, remerciant à cette occasion plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.
Le vice-président américain JD Vance a indiqué dimanche à Fox News qu'il prévoyait d'assister à la signature de l'accord conclu avec l'Iran dans quelques jours en Suisse, et ajouté que la présence de Donald Trump était également "possible". "J'ai bien l'intention d'y être, mais il est possible que le président lui-même soit présent", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision.
Les cours du pétrole brut ont plongé d'environ 4% lundi en début d'échanges asiatiques, après l'annonce par le président américain Donald Trump. Vers 23h30 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, référence du marché mondial, lâchait 4% à 83,84 dollars. Celui du WTI, référence américaine, perdait 4,51% à 81,05 dollars après avoir plongé de près de 5% à l'ouverture.
Vers 03h00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, référence du marché mondial, lâchait 4,84% à 83,10 dollars. Celui du WTI, référence américaine, perdait 5,73% à 80,02 dollars. À la même heure, à la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei grimpait de 5,41% à 69.593 points, et l'indice élargi Topix de 3,62% à 4.022 points.
A Séoul, l'indice star Kospi flambait de 5,65% à 8.582 points. La Bourse de Sydney progressait de 1,28% et celle de Taipei de 2,63%. L'indice hongkongais Hang Seng montait de 0,37%.
Sur X, le président français Emmanuel Macron déclare saluer "l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, fruit d’un effort diplomatique auquel ont contribué plusieurs partenaires. J’appelle à sa mise en œuvre rapide et complète par tous les belligérants".
Les Etats-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, a annoncé lundi le médiateur pakistanais, Washington et Téhéran confirmant dans la foulée.
"L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé", a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social quelques minutes après l'annonce pakistanaise.
"J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!", s'est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra "dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage".
Le protocole d'accord avec les Etats-Unis prévoit "la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban", a déclaré pour sa part sur la télévision d'Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi.
"Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif", a-t-il précisé, énumérant quatre sujets pour les discussions à venir: la levée des sanctions contre l'Iran, la question du nucléaire, la "reconstruction" et "le développement économique" du pays, ainsi que "la mise en place d'un mécanisme de suivi" des engagements pris.