L'annonce de son arrivée avait fait bondir le syndicat des journalistes du service public. Eugénie Bastié, une des signatures d'Europe 1, sera l'une des chroniqueuses lors du retour de l'émission politique culte "L'Heure de vérité" sur France 2. Dans "Culture médias", l'essayiste explique les raisons de sa présence dans l'émission et sur le service public.
À l'occasion de l'élection présidentielle de 2027, France 2 a décidé de relancer l'émission politique culte des années 1980 L'Heure de vérité. Un programme qui va accueillir les candidats à la présidentielle, lesquels seront confrontés à une série de chroniqueurs. Parmi eux, nous retrouverons Eugénie Bastié, une des signatures d'Europe 1.
Ce mercredi, au micro de Thomas Isle, dans Culture médias, la journaliste du Figaro explique pourquoi elle a accepté la proposition de France Télévisions de rejoindre cette émission, mais aussi sur la polémique que cela a suscité au sein de la chaîne.
"Quand on m'a fait la proposition, j'ai dit oui tout de suite"
Après Le Figaro, Europe 1 et CNews, Eugénie Bastié va donc rejoindre le service public et France 2. La décision d'intégrer le programme, qui sera incarné par Caroline Roux, n'a pas été difficile à prendre : "Quand on m'a fait la proposition, j'ai dit oui tout de suite parce que, pendant la présidentielle, avoir l'opportunité de pouvoir interroger les candidats à la fonction suprême, c'est une proposition qui ne se refuse pas".
Cette nouvelle aventure sera un "défi", car c'est un "exercice" qu'elle n'a pas pratiqué. "Je suis très heureuse de pouvoir m'y exercer", a-t-elle ajouté. D'autant que la tâche ne sera pas facile car L'Heure de vérité était un véritable rendez-vous dans les années 1980, une émission particulièrement attendue par les spectateurs.
Aujourd'hui, les candidats ont une multiplication des canaux de communication aussi bien avec les nombreuses chaînes de télévision, les réseaux sociaux et YouTube. "La difficulté et le défi, c'est de leur faire dire des choses qu'ils n'ont pas dites ailleurs. Et donc arriver avec un regard, un angle, plus travaillé et plus inattendu".
"Je salue cet effort pour plus de pluralisme"
L'arrivée de l'essayiste au sein du service public n'est pas passée inaperçue. La Société des journalistes de France TV a affirmé, dans un communiqué, qu'Eugénie Bastié ne pouvait pas "incarner et animer le débat politique sur France 2". Selon elle, son recrutement marque une tentative de plus de "pluralisme" sur le service public.
"Il y a un effort, ces dernières années, davantage d'ouverture et de pluralisme, qui était un vrai problème sur le service public. J'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, avec un service public trop homogène idéologiquement parlant. Je salue cet effort".
Elle affirme également qu'il y aurait "un manque de cohérence" de sa part si elle avait refusé de rejoindre le service public alors qu'on lui proposait. Mais elle a tenu à préciser : "Je ne me priverai pas de ma liberté de penser, de ma liberté de critique parce que je suis sur le service public.