70.000, c'est le nombre de plaintes impliquant les enfants qui doivent être révisées par les parquets avant le 14 juillet. Cette réponse politique entend contenir l'onde de choc judiciaire provoquée par la mort de Lyhanna. Le suspect, un père de famille de 41 ans, fait désormais l'objet d'au moins six plaintes pour viol ou agressions sexuelles sur des petites filles. L'enquête doit encore faire la lumière sur plusieurs zones d'ombre.
Si l'identification de la jeune Lyhanna, 11 ans, retrouvée ce jeudi dans un silo agricole est désormais formelle, plusieurs zones d'ombre restent encore à éclaircir par l'enquête car les médecins légistes n'ont pas pu formellement identifier les causes de la mort lors de la première autopsie.
De nouvelles analyses ont été ordonnées
Des analyses complémentaires et anatomopathologiques ont été ordonnées. Il s'agit d'analyses plus poussées sur la composition chimique du sang ou des organes. Cela pourrait signifier que le corps de la fillette ne présentait pas de traces apparentes causées par une arme à feu ou une arme blanche.
À moins que la justice n'essaie de garder certains détails secrets qui pourraient se révéler cruciaux lorsque le principal suspect sera interrogé. Jusqu'à présent, il ne s'est pas montré très coopératif. La stratégie d'enquête consiste à collecter un maximum de preuves pour le confronter à ces éléments tangibles et irréfutables.
Car pour l'heure, Jérôme Barella peut très bien construire un récit selon lequel il se serait contenté de déposer la fillette à la piscine. Une thèse qui semble compliquée à entendre mais en l'état de l'enquête connue du grand public, ne fait pas de lui un meurtrier. L'objectif des enquêteurs est bel et bien d'obtenir l'aveu, la reine des preuves.