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À Monaco, enchères caritatives du monde de la F1 pour les victimes de la route

Yanncik Alléno, président de l'association Antoine Alléno pour les victimes de la route.
Yanncik Alléno, président de l'association Antoine Alléno pour les victimes de la route. [Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Une vente aux enchères caritative a été organisée vendredi soir à Monaco, au profit des victimes de la route, en présence du prince Albert II. Les bénéfices seront reversés à l'association Antoine Alléno, fils, mortellement percuté par un chauffard en 2022, du chef étoilé Yannick Alléno, président de l'association.

Le monde de la Formule 1 s'est mobilisé vendredi soir à Monaco, en marge des préparatifs du Grand Prix de dimanche, pour une vente aux enchères caritative au profit des victimes de la route, en présence du prince Albert II.

"La route n'est pas un circuit. Pour aller vite en voiture, il faut le faire de façon en toute sécurité pour soi et pour les autres", a expliqué à l'AFP le chef étoilé Yannick Alléno, président d'une association portant le nom de son fils Antoine, mortellement percuté par un chauffard en 2022.

La vente d'une Renault à 220.000 euros

Dans le sillage du pilote français Pierre Gasly, qui a été le premier à offrir sa combinaison quand il a rencontré M. Alléno lors d'un GP à Singapour, pilotes, constructeurs et partenaires avaient fourni plusieurs dizaines de lots : combinaisons, casques, oeuvres d'art...

Pièce maîtresse de la vente, une monoplace Renault aux couleurs de l'écurie Alpine a été adjugée 220.000 euros. Un casque unique doré à l'or fin et signé par Albert II est parti pour 85.000 euros, tout comme un casque porté par le pilote britannique Lando Norris.

"À bord de son véhicule, on ne fait pas n'importe quoi avec"

La vente doit se poursuivre encore quelques jours avec une quinzaine de lots proposés en ligne. Ses bénéfices seront versés à l'association Antoine Alléno, qui milite contre les violences routières et a apporté depuis sa création un soutien psychologique mais aussi juridique et parfois matériel à quelque 350 familles de victimes de chauffards.

"Depuis qu'Antoine est mort, il y a eu 3.000 gamins de moins de 25 ans qui ont perdu la vie en France. Donc, il faut continuer à le dire et le répéter : quand on est à bord de son véhicule, on ne fait pas n'importe quoi avec, on essaie de faire attention à soi-même, mais surtout aux autres", a martelé le chef Alléno.