Le corps retrouvé avant-hier dans un ancien silo agricole à Angers est bien celui de la jeune Lyhanna. Si l'autopsie n'a pas encore permis de déterminer précisément les causes du décès, des examens complémentaires doivent être menés afin d'apporter davantage de réponses aux enquêteurs.
L'enquête autour de la mort de la jeune Lyhanna se poursuit. Les investigations médico-légales doivent notamment permettre d'établir les circonstances exactes du décès et de recueillir un maximum d'indices matériels. Chaque élément pourrait s'avérer déterminant pour la suite de la procédure judiciaire.
La voiture de Jérôme B. entre les mains des experts de la gendarmerie
Comment Lyhanna a-t-elle été tuée ? Par étouffement ? Avec une arme ? Quel type d'armes ? Mais surtout déterminer précisément l'heure exacte du décès. Ces éléments sont importants parce qu'ils vont permettre de qualifier juridiquement les faits, face à un suspect qui, depuis le début de sa garde à vue, semble muré dans le silence.
Il précise a minima son emploi du temps, uniquement lorsqu'il est confronté à des éléments objectifs. Dans l'affaire de la petite Maëlys, Nordahl Lelandais s'est longtemps défendu en disant qu'il n'avait donné qu'une gifle à la fillette et qu'il avait ensuite paniqué et dissimulé son corps.
Or, ce n'est qu'avec une microgoutte de sang, retrouvée six mois plus tard dans sa voiture, qu'il a fini par avouer. Avec un mis en examen qui n'avancera dans ses aveux que s'il est confronté à des preuves, l'urgence est d'en collecter un maximum.
Face à une stratégie de défense qui semble progressivement se dessiner, les preuves matérielles apparaissent comme l'un des principaux leviers pour mettre en évidence d'éventuelles incohérences dans le récit du suspect.
Actuellement placé en détention provisoire, Jérôme B. devrait être convoqué dans les prochaines semaines par le juge d'instruction pour être interrogé sur le fond du dossier. D'ici là, les enquêteurs poursuivent leur travail afin de consolider un maximum d'éléments à charge.