Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Je n’enverrai pas mes enfants en colonie de vacances» : la peur des parents après les scandales dans le périscolaire

Les organisateurs doivent donc tout mettre en œuvre pour retrouver cette confiance. [Philippe TURPIN / Photononstop / Photononstop via AFP]

À l’approche des vacances d’été, les scandales de violences dans le périscolaire inquiètent de nombreux parents. Certains renoncent désormais aux colonies de vacances, tandis que les organisateurs multiplient les garanties pour tenter de restaurer la confiance.

Comment faire garder nos enfants en toute confiance ? La question se pose après les horreurs révélées par le scandale dans le périscolaire. Et à l’approche de l’été, les parents n’ont plus envie de laisser leurs enfants sous la tutelle d’adultes qu’ils ne connaissent pas, comme dans les colonies de vacances. 

Les organisateurs doivent donc tout mettre en œuvre pour retrouver cette confiance. Pour l’occasion, Europe 1 s’est rendue devant une école primaire.

"J’ai peur pour eux"

À la sortie des classes, les affaires de violence dans le périscolaire sont dans l’esprit de tous les parents. La confiance envers les encadrants est rompue. Alors, cet été, hors de question pour Sabine de confier ses petits à des inconnus. "Avec tout ce qu’on entend, je n’enverrai pas mes enfants en colonie de vacances. J’ai peur pour eux, qu’il leur arrive quelque chose, qu’ils soient traumatisés, dégoûtés de leurs vacances", s’inquiète-t-elle.

D’autres parents préfèrent attendre que leurs enfants grandissent avant de les laisser partir. "Ça a été les meilleures vacances de mon enfance, donc quand il sera en âge de se défendre, d’avoir les mots et de comprendre certaines situations, oui. Mais là, pour l’instant, absolument pas", explique une mère de famille.

"Nous allons former nos équipes"

Alors, comment rassurer les parents ? Pour Frédéric, président de l'entreprise d'organisation de colonies de vacances, Thalie et de ResoColo, les profils de tous les employés sont passés au crible et passent quatre filtres de vérification au total. 

Non seulement, les organismes vérifient les antécédents judiciaire de chaque postulant, mais en plus, le ministère de la Jeunesse s'en occupe également. C'est pourquoi selon lui, "les professionnels sont absolument pas recrutés de la même manière que dans le périscolaire". 

"Nous ne faisons pas du tout le même métier", ajoute-il avant d'accentuer son propos en assurant que tout le monde — du moniteur au chauffeur de bus, de l’infirmière au cuisinier — est sensibilisé à la question des violences.

"Nous allons former nos équipes. Nous allons leur expliquer qu’un adulte ne doit jamais rester seul avec un enfant. Si un enfant pleure, par exemple parce qu’il a le cœur gros, nous mettons en place des procédures afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté possible", précise-t-il.

Pas certain que ces engagements soient suffisants pour rassurer tous les parents. Beaucoup d’entre eux ont déjà prévu d’envoyer leurs enfants, cet été, chez leurs grands-parents.