Trois personnes seront présentées ce vendredi à un juge et 13 gardes à vue ont été levées après le coup de filet mercredi dans le cadre des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Si Emmanuel Grégoire fait acte de repentence, l'opposition tire à boulets rouges.
Deux hommes et une femme animateurs dans le périscolaire, âgés entre 30 et 51 ans, seront présentés vendredi à un juge pour des "gestes à caractère sexuel" présumés sur une vingtaine d'enfants de trois écoles parisiennes, après le coup de filet de mercredi.
L'enquête, ouverte sur des faits "dénoncés dans le périscolaire concernant les écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld" dans le VIIe arrondissement, avait donné lieu au placement en garde à vue de 16 personnes mercredi, rappelle le parquet de Paris jeudi soir.
Les regards se tournent désormais vers Emmanuel Grégoire, chargé des ressources humaines dans la précédente équipe. Le nouveau maire de Paris, a promis de rétablir la confiance après des années de déni, mais l'opposition parisienne tire à boulet rouge.
"C'est un véritable tsunami qui se passe en ce moment"
Pour le camp de Rachida Dati, les excuses d'Emmanuel Grégoire ne suffiront pas. Alors qu'il avait promis de faire de ce scandale une priorité absolue de son mandat, la droite parisienne fustige l'amateurisme du nouveau maire et une faillite systémique.
"Pourquoi est-ce que nous, on avait des doutes il y a dix ans et qu'eux, n'en aurait eu aucun ? Ils ont géré cette situation avec beaucoup de nonchalance et de légèreté. Et ce n'est pas faute de leur avoir suggéré de bouger sur le sujet. Ils ne l'ont pas fait. Ils pensaient que ce serait un phénomène anecdotique", a déclaré, à Europe 1, Grégory Canal, co-Président du Groupe Paris liberté.
Face à l'accélération des enquêtes saluées par Emmanuel Grégoire et son plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire, le conseiller d'opposition balaie des mesures périphériques. "C'est un véritable tsunami qui se passe en ce moment. Et malheureusement, on n'arrête pas un tsunami avec une petite cuillère. Car les mesures qui sont proposées ne vont vraiment pas assez loin. Il faut une rupture très forte", a ajouté Grégory Canal.
Dans le reste de l'opposition, Sophia Chikirou, élue insoumise, dénonce un maire qui communique beaucoup, mais tarde à agir et reste dans le flou total, en particulier sur la question du recrutement de ses animateurs.