Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a ordonné le rétablissement de l'accès à l'internet international en Iran, suspendu depuis les attaques lancées par les Etats-Unis et Israël contre le pays, ont rapporté des médias locaux.
"Le décret visant à rétablir l'internet à son état d'avant janvier a été communiqué au ministère des Communications par le président" Massoud Pezeshkian, ont annoncé les médias iraniens Tasnim et Fars.
Interrompu pendant les grandes manifestations qui ont culminé début janvier, l'accès à internet international en Iran a été suspendu le 28 février, au début des frappes américaines et israéliennes contre le pays. Depuis, la population n'avait accès qu'aux plateformes et sites relevant du réseau national.
Benjamin Netanyahu a affirmé qu'Israël allait intensifier l'offensive au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, au moment où les Etats-Unis et l'Iran tentent de finaliser les termes d'un accord pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.
"Nous ne freinons pas, au contraire, j'ai demandé à accélérer", a déclaré le Premier ministre dans une vidéo diffusée sur sa chaîne Telegram. "Nous allons intensifier les coups, en intensifier la puissance et nous allons écraser" le Hezbollah.
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi qu'un éventuel accord avec l'Iran devra être "excellent et significatif", sans quoi il n'y aura "pas d'accord".
"Soit l'accord avec l'Iran sera un accord excellent et significatif, soit il n'y aura pas d'accord", a-t-il écrit sur Truth Social.
Une délégation iranienne de haut niveau, incluant le négociateur en chef et le gouverneur de la Banque centrale, s'est rendue lundi au Qatar pour discuter des efforts de paix et des avoirs gelés, a indiqué à l'AFP une source proche des discussions.
"Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sont arrivés à Doha plus tôt dans la journée pour des discussions sur les efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin au conflit", a affirmé cette source sous couvert d'anonymat.
La visite est axée "sur les sujets liés au détroit (d'Ormuz NDLR) et à l'uranium hautement enrichi. Le gouverneur de la Banque centrale fait partie de la délégation pour discuter de la question des fonds gelés, qui est abordée dans le protocole d'accord dans le cadre d'un éventuel accord final" entre Washington et Téhéran, a-t-elle ajouté.
Le président américain Donald Trump a exhorté lundi les pays à majorité musulmane, notamment l'Arabie saoudite, le Qatar et le Pakistan, à normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de l'accord de paix sur l'Iran.
Dans un long message sur les réseaux sociaux, Trump a énuméré les pays avec les dirigeants desquels il a parlé samedi dans le cadre des discussions pour mettre fin à la guerre avec l'Iran: "j'ai déclaré qu'après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d'Abraham".
La visite lundi au Qatar du négociateur en chef iranien s'inscrit dans le cadre du "processus diplomatique" en cours pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon l'agence de pressse officielle Irna.
"Une délégation iranienne conduite par Mohammad Bagher Ghalibaf s'est rendue aujourd'hui à Doha. Ce déplacement s'inscrit dans le cadre du processus diplomatique", a indiqué l'agence, alors qu'une source proche des discussions à Doha avait auparavant fait état de cette visite.
L'Iran a affirmé lundi imposer des frais pour des "services de navigation", plutôt que des péages, aux navires transitant par le stratégique détroit d'Ormuz, en pleines négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre.
"Les services fournis, à savoir les services de navigation ainsi que les mesures nécessaires à la protection de l'environnement du détroit d'Ormuz, du golfe Persique et de la mer d'Oman, nécessitent la perception de certains frais", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Il a toutefois assuré que l'Iran "ne cherchait pas à percevoir de péage".
L'Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l'idée d'un accord imminent.
"Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. "Mais de là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer", a-t-il ajouté, accusant Washington d'être versatile.
L'armée israélienne a appelé lundi à l'évacuation de dix villages dans le sud du Liban, avant des attaques prévues contre le Hezbollah pro-iranien, malgré la trêve en cours.
Porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee a énuméré sur X dix localités, en majorité situées dans le secteur de Nabatiyé, affirmant que l'armée était "obligée d'agir avec force" contre le Hezbollah "à la lumière des violations de l'accord de cessez-le-feu".
Alors que les Etats-Unis travaillent à trouver un accord, le président Donald Trump a tempéré les espoirs dimanche, malgré des signes de progrès des deux côtés.
"J'ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social, en prévenant aussi que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur "jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, certifié et signé".
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit, avec prudence, que Washington pourrait avoir des nouvelles lundi concernant un potentiel accord avec l'Iran.
"Nous pensions avoir des nouvelles hier soir, peut-être aujourd'hui (lundi), je ne m'avancerais pas trop là-dessus", a déclaré le secrétaire d'Etat américain depuis New Delhi, en référence à la possibilité d'un accord.
L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.
Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.