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Violences dans le périscolaire à Paris : ce que l’on sait des 16 suspects interpellés

Parmi les mis en cause, quatre travaillaient encore lorsqu’ils ont été interpellés mercredi. [Julie Sebadelha - afp]

L’enquête sur les violences dans le périscolaire à Paris a connu une brusque accélération avec l’interpellation de 16 personnes. Animateurs et responsables éducatifs sont soupçonnés de viols, agressions sexuelles ou violences dans plusieurs établissements de la capitale.

L’enquête sur les violences dans le périscolaire s’est enfin accélérée. Il aura fallu une trentaine de plaintes, de nombreux signalements de parents et une longue attente pour aboutir à ce vaste coup de filet mené mercredi. La garde à vue des 16 personnes interpellées a été prolongée. Elles sont soupçonnées de viols, d’agressions sexuelles, d’exhibitions sexuelles ou encore de comportements violents pouvant être qualifiés de maltraitance. Et ce jeudi, on en sait un peu plus sur leur profil.

Quatre personnes interpellées travaillaient encore

Parmi les personnes toujours entendues par les enquêteurs figurent trois agents spécialisés des écoles maternelles ainsi que trois responsables éducatifs de la Ville de Paris. Les dix autres gardés à vue sont des animateurs contractuels du périscolaire. Tous sont âgés de 18 à 68 ans. Parmi les mis en cause, quatre travaillaient encore lorsqu’ils ont été interpellés mercredi.

En février dernier, neuf agents du périscolaire avaient été suspendus après la diffusion d’une enquête de Cash Investigation. Les images étaient glaçantes. On y voyait notamment une animatrice embrasser un petit garçon sur la bouche. S’en est suivie une série de plaintes déposées par des parents, plus d’une trentaine selon le parquet.

Sept des personnes suspendues sont soupçonnées d’agressions et de violences sexuelles. Cinq autres sont mises en cause pour des violences éducatives ordinaires. Au total, 19 personnes travaillant à la maternelle Saint-Dominique sont concernées.

"Toute l’équipe était dans une forme de connivence"

Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, dénonce des faits de violence systémique. "Pour avoir entendu les témoignages des enfants, je n’ai évidemment aucun doute sur le fait qu’il s’est passé des choses véritablement épouvantables dans cette école. Les adultes mis en cause agissaient, d’après les enfants, en groupe. Quand autant de personnes sont impliquées ensemble, cela signifie que toute l’équipe était dans une forme de connivence", assure-t-elle.

Et l’école Saint-Dominique n’est pas la seule visée par les enquêtes du parquet de Paris. Au total, plus d’une centaine d’établissements de la capitale sont concernés.