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«Il y en a vraiment partout en France» : après Paris, le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire prend une ampleur nationale

Des sacs à dos dans une école à Chanteloup-les-Vignes. [Arnaud Paillard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Selon le collectif SOS périscolaire, des centaines de signalements de violences sur enfants ont émergé partout en France. Sa cofondatrice alerte sur un manque de cadre et de contrôle dans ces structures, et appelle à des réformes urgentes pour mieux protéger les enfants.

"Il y a dans les Landes, à Parentis-en-Born, à Toulouse, à Tours... Il y en a tellement et vraiment partout en France." Sur la carte interactive alimentée par Anne, la cofondatrice de SOS périscolaire, peu de départements sont épargnés par les signalements de parents dont les enfants ont été victimes de violences dans le périscolaire. En tout, presque 500 signalements sont répertoriés.

"On va dire qu'ils ont plus le réflexe parce que la médiatisation nous a donné un petit peu plus de visibilité, même si ce n'est pas du tout normal qu'ils aillent chercher SOS périscolaire alors qu'il devrait y avoir des chemins beaucoup plus officiels pour faire des signalements", détaille-t-elle.

Un manque de données

Mais le périscolaire est l’angle mort de la protection des enfants selon la cofondatrice. Il est même impossible d’estimer le nombre de structures en France selon elle.

"On sait combien il y a de mairies, mais une mairie n'est pas obligée d'organiser le périscolaire. A peu près 50% des accueils sont sous le statut de garderie mais ce n'est pas un statut. C'est-à-dire que quand c'est une garderie, ça peut être n'importe quel agent municipal qui garde les enfants. On a des situations qui sont ubuesques où le maire va défendre l'agent qui est mis en cause", explique Anne.

En attendant les procès, les suspensions des agents sont tributaires du bon vouloir de l'édile et de ses moyens. Son collectif demande donc le placement de tout le périscolaire sous la houlette des services départementaux à la jeunesse, un service unique et national pour signaler des faits, et la professionnalisation du métier d’animateur.