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«Il faut peut-être baisser les salaires des ministres» : face à la crise du carburant, la colère gronde chez les automobilistes

(Photo d'illustration). [AFP]

Alors que Sébastien Lecornu doit annoncer ce jeudi 21 mai de nouvelles aides pour les gros rouleurs face à la crise du carburant, la colère ne cesse de gronder chez les automobilistes. Certains d'entre eux réclament plus d'aides du gouvernement, malgré la dette record du pays.

À la station-service, l'inquiétude monte et la main se crispe sur la pompe. La flambée des prix des carburants se ressent chez tous les automobilistes. Mais en matière d'aide, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Ce jeudi après-midi, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit annoncer de nouveaux coups de pouce pour les gros rouleurs. 

Mais à l'heure où les finances du pays sont dans le rouge, impossible d'aider tout le monde. Et certains l'ont en travers de la gorge, comme dans le Nord.

"Il y a urgence"

60 euros pour 30 litres de diesel, les automobilistes grimacent à la pompe. Malgré la prise de conscience sur les finances de l'État, certains attendent des aides face à l'envolée des prix du carburant.

"C'est au gouvernement de se bouger le cul. Ce n'est pas à moi de leur trouver une solution. Il faut peut-être baisser les salaires des ministres. Je travaille 6 jours sur 7, je fais énormément de kilomètres pour venir travailler et je n'ai le droit à rien du tout", dénonce Sandra, qui touche 1.500 euros par mois.

Et de déplorer : "Après quand on dit 'grand rouleur', on parle des infirmières. Certes, les infirmières sont des 'grandes rouleuses', mais moi, même si je ne suis pas infirmière, je suis une 'grande rouleuse' et je n'aurai pas d'aide. Ce sont ceux qui ne travaillent pas qui ont le droit d'être aidés. Ce n'est pas logique."

"Il faut baisser les prix à moins de 2 euros le litre", insiste Bérénice. L'automobiliste a même une idée des économies que pourrait faire le gouvernement : "Peut-être les aides qu'on octroie au développement de certains pays qui sont déjà développés."

"Sans doute qu'il y a des solutions. Il faut donner un coup de pouce aux Français pour dire qu'on ne les abandonne pas car il y a urgence", prévient-elle. "Est-ce que le gouvernement prend réellement en considération la souffrance des gens ?", se demande-t-elle.