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Loi d'urgence agricole : examiné à l'Assemblée nationale, ce texte divise profondément la droite et la gauche

Assemblée nationale. [Hans Lucas / AFP ]

Les députés ont commencé ce mardi soir l'examen du projet de loi d'urgence agricole. Un texte censé répondre à la colère des agriculteurs après la crise de l'hiver dernier. Un texte fourre-tout hautement inflammable avec plus de 2.000 amendements déposés. Le gouvernement espère malgré tout réussir ce qui sera certainement son dernier grand rendez-vous avant 2027. 

Une loi "d'urgence" avec une promesse : tourner la page de la colère agricole. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, veut une loi de "réconciliation". "Une réconciliation entre les mondes politique et agricole, une réconciliation entre 'urgence écologique' et 'urgence de produire'".

Un texte jugé trop timide par le RN

L'ambition du gouvernement est d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs, de faciliter les projets de stockage de l'eau, de renforcer le revenu des producteurs face aux industriels et à la grande distribution, de simplifier certaines règles pour l'élevage, de régler la question du loup, ou encore d'empêcher l'importation de produits traités avec des pesticides interdits en Europe.

Mais derrière cette promesse de "réconciliation", la bataille politique s'annonce féroce. La gauche dénonce des reculs environnementaux, notamment sur les mégabassines et l'élevage intensif. 

De son côté, le Rassemblement national juge ce texte trop timide. Résultat, des débats sous haute tension qui pourraient s'éterniser et se transformer en casse-tête pour le gouvernement. En coulisses, personne n'est aujourd'hui capable de dire quelle majorité pourrait adopter ce texte.