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Guerre au Moyen-Orient : de nouvelles frappes israéliennes touchent l'est et le sud du Liban

La ville de Jibsit, dans le sud du Liban, a été visée par des frappes israéliennes ce dimanche 17 mai. [AFP]

Malgré l'extension du cessez-le-feu annoncée vendredi dernier par les États-Unis, l'armée israélienne continue de bombarder le sud du Liban. Ce dimanche 17 mai, des bombardements ont été lancés contre des positions du Hezbollah.

De nouvelles frappes israéliennes ont visé dimanche l'est et le sud du Liban, selon un média d'État, malgré une nouvelle prolongation de la trêve après des négociations bilatérales que le Hezbollah pro-iranien a encore condamnées.

Deux frappes israéliennes ont visé la localité de Sohmor dans l'ouest de la région de la Békaa (est), a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani). Dans le sud, de nouvelles séries de frappes ont visé des localités dans les régions de Nabatiyé et de Tyr, selon la même source.

Le Hezbollah rejette les négociations de cessez-le-feu

Les Etats-Unis avaient pourtant annoncé vendredi, lors d'une deuxième journée de pourparlers entre Israël et le Liban à Washington, la prolongation d'une trêve entrée en vigueur le 17 avril, et qui devait expirer dimanche.

Le Hezbollah continue pour sa part de revendiquer des attaques contre l'armée israélienne dans le sud du Liban et sur le sol israélien, en représailles, dit-il, à des violations de la trêve par Israël. Le mouvement pro-iranien a affirmé samedi avoir frappé une cible militaire dans le nord d'Israël, après avoir annoncé plusieurs opérations contre les forces israéliennes déployées dans le sud du Liban dont elles occupent une zone.

Le Hezbollah rejette les négociations directes entre le Liban et Israël, les premières depuis des décennies entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Ces négociations portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du groupe, que celui-ci refuse.

Près de 3.000 morts au Liban depuis le début du conflit

Réagissant à la prolongation de la trêve samedi, le Hezbollah avait estimé que la proposition d'instaurer un mécanisme sécuritaire facilité par les Etats-Unis s'ajoutait "à une série de concessions gratuites", "offertes à l'ennemi" par les autorités libanaises.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Près de 3.000 personnes ont été tuées et plus d'un million déplacées depuis, selon les chiffres officiels. Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve, d'après un décompte fondé sur des chiffres officiels.