Malgré l’accord de cessez-le-feu annoncé entre Téhéran et Washington, les hostilités se poursuivent dans le Golfe. Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l’Iran après une attaque dans le détroit d’Ormuz, tandis que la République islamique a annoncé la fermeture du passage maritime stratégique.
Dans le Golfe, les affrontements entre Téhéran et Washington ont repris. Dans la nuit de samedi à dimanche, les États-Unis ont mené pas moins de 140 frappes sur l’Iran en riposte à l’attaque d’un navire dans le détroit d’Ormuz. Conséquence : la République islamique a une nouvelle fois annoncé la fermeture du passage maritime, malgré un accord de cessez-le-feu.
"Négocier par la force"
En trois semaines, depuis la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties, les belligérants se sont attaqués à plusieurs reprises. L’Iran frappe des navires dans le détroit d’Ormuz et vise également ses voisins. Dimanche, les Émirats arabes unis, le Koweït et la Jordanie ont essuyé des frappes iraniennes.
En riposte, les États-Unis ont mené, depuis mardi dernier, plusieurs séries d’attaques contre des cibles militaires en Iran. La guerre ne s’est jamais vraiment arrêtée et est entrée dans une nouvelle phase, selon Michel Fayad, analyste géopolitique.
"On est rentrés dans une phase qui est de négocier tout en maintenant les frappes, la guerre. C’est ce que Netanyahou avait baptisé 'négocier par la force' et je pense que Trump l’a adopté par la force des choses. Il n’y a plus vraiment de cessez-le-feu, c’est une situation où les uns et les autres choisissent de poursuivre la voie des négociations tout en continuant une situation de guerre", explique-t-il.
Si le président américain Donald Trump affirme que le cessez-le-feu ne tient plus, il autorise toutefois la poursuite des pourparlers, également réclamés par le médiateur pakistanais et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.