Alors que les prix moyens des carburants sont toujours au-dessus de la barre des deux euros, le gouvernement peine à répondre à la crise qui s'installe sur la durée. Annoncées le 5 mai dernier, des aides ont été proposées à trois millions de Français, mais le dispositif a encore été repoussé.
La situation au Moyen-Orient était encore chaotique, les prix des carburants n'affichent aucune baisse depuis plusieurs semaines. Les automobiles doivent donc s'acquitter d'un plein à plus de deux euros le litre, que ce soit pour l'essence ou le gazole. Dans ce contexte, les mesures concrètes du gouvernement tardent à arriver. Des mesures étaient pourtant attendues, mais elles ont finalement été repoussées.
Dans le détail, il pourrait s'agir de nouvelles mesures ou d'ajustements aux aides des gens en vigueur. Et parmi les scénarios envisagés par l'exécutif, un élargissement du dispositif grand rouleur, qui concerne trois millions de Français pour l'instant, semble être la priorité.
Ouverture de la plateforme de demande d'aides pas avant le 27 mai
Ainsi, les conditions de revenus pour bénéficier des 50 euros d'aide pourraient être assouplies ou les indemnités kilométriques rehaussées. Et pour ceux qui sont déjà concernés par le dispositif, il va falloir patienter encore un peu. La plateforme pour effectuer la demande d'aides n'ouvrira pas avant le 27 mai.
Quant aux indemnités, par secteurs d'activité déjà renforcés pour les agriculteurs, les pêcheurs ou les chauffeurs VTC, elles pourraient s'ouvrir à de nouvelles professions. Le secteur du bâtiment sera concerné, les infirmiers libéraux en font eux aussi la demande, mais la prudence est de mise alors que la stratégie du gouvernement reste inchangée.
"Ouvrir le robinet des aides au compte-gouttes, éviter le 'quoi qu'il en coûte' pour préserver autant que possible les finances publiques, il n'y a pas d'argent magique", déclarait plus tôt dans la semaine le Premier ministre, Sébastien Lecornu.