Gérald Darmanin se rendra en Algérie ce lundi pour évoquer la coopération judiciaire entre les deux pays et le cas de Christophe Gleizes. Une visite à la demande du chef de l'État. Le Garde des Sceaux, accompagné de magistrats, rencontrera plusieurs personnalités algériennes de haut rang et notamment son homologue. L'objectif est de réchauffer une relation en passe de s'améliorer.
"Travailler à l'ouverture d'un nouveau chapitre de la coopération judiciaire". Voilà pour les termes diplomatiques employés par la Chancellerie concernant la visite de Gérald Darmanin en Algérie dès ce lundi.
Mais concrètement, il s'agit bien de dénouer une relation conflictuelle depuis deux ans, marquée par le refus d'Alger de reprendre ses ressortissants expulsés par Paris et de coopérer tout simplement avec la justice française.
Le cas de Christophe Gleizes au coeur des discussions
La place Vendôme évoque ainsi une dizaine de demandes très importantes, soit des extraditions, soit des informations cruciales concernant des délinquants et criminels haut du spectre, notamment des dirigeants de la DZ Mafia.
Vanessa Perret, la procureure à la tête du nouveau Parquet national anticriminalité organisé, sera d'ailleurs du déplacement. Et puis l'autre dossier, c'est le cas du journaliste Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie, qui occupera une grande partie du déplacement de Gérald Darmanin.
Tout en restant prudente, la Chancellerie espère une amélioration de sa situation dans les prochains jours. Une amélioration qui viendrait concrétiser le réchauffement progressif de la relation entre les deux pays entamé depuis quelques mois maintenant.