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«Ça avait démarré un peu de la même manière» : la crise de l’hantavirus ravive le souvenir du Covid-19

[JOEL SAGET / AFP]

Ce lundi 11 mai, Sébastien Lecornu a annoncé que la Française qui a contracté l'hantavirus est en soins intensifs et isolée. Pourtant, malgré toutes les mesures prises par le gouvernement, certains craignent des situations similaires à la pandémie de Covid-19.

La Française qui a contracté l’hantavirus à bord du MV Hondius est en soins intensifs et isolée, à l’hôpital Bichat à Paris, a annoncé ce lundi Sébastien Lecornu. Les quatre autres Français qui participaient à cette croisière sont en quarantaine, strictement isolés, dans ce même établissement. 

Ces derniers ont été testés négatifs et resteront au minimum 15 jours. Si les mesures de santé publique sont respectées, le foyer de cette dangereuse maladie restera limité, rassure l’OMS. Même si le virus semble moins contagieux que le Covid-19, la crise rappelle le film des débuts de la pandémie de 2020. Illustration chez les Parisiens.

"Il y a quand même une similarité"

“S'il faut, j’ai encore des masques qui datent du Covid”, ironise cette Parisienne. Cas contact, symptômes et tests : six ans après le premier confinement lié à la pandémie de coronavirus, son champ lexical est de retour.

"Il y a quand même une similarité. On ne savait pas trop ce que c'était. Ça avait démarré un peu de la même manière", remarque Isabelle qui suit de près l’actualité.

"C'est très bien les mesures que prend la France dans la mesure où ils confinent ceux qui ont été testés positifs ainsi que les cas contacts. Ce qui m'inquiète beaucoup plus, c'est du côté américain, ils ne font pas la même chose, c'est beaucoup plus laxiste", souffle Jean-Pierre.

Et d'ajouter : "Quand il n'y a pas de symptômes, ils ne sont pas forcément isolés. Je pense que si c'est aussi dangereux que ça, il n'y a pas de raison d'avoir des protocoles qui soient différents d'un pays à l'autre."

"On n'a pas envie que ça se reproduise"

“On a juste l'impression que le système est un peu plus sous contrôle qu'il y a six ans à l'époque du Covid. On connaît les protocoles, on a déjà localisé les personnes qui sont concernées et on sent qu'il y a une prise de conscience, au moins au niveau européen, qui est tout à fait à la hauteur par rapport à ce qui s'est passé il y a six ans", assure Dominique.

Mais sur les réseaux sociaux, les fausses informations circulent déjà. “J'avais 13-14 ans, j'étais en 4ème. C'est vrai que le confinement nous a quand même assez bloqués. Et ça nous a quand même laissé des séquelles. Même au niveau scolaire, on a vu qu'on a pris un certain retard. On n'a pas envie que ça se reproduise pendant nos études supérieures", regrettent Cyrine et Sarah, 19 ans.

En attendant, aucun de ces Parisiens n’imagine changer ses habitudes. Ils suivront de très près la gestion de la crise.