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Disparition de Khadidja Bengrine en 2004 : des fouilles menées dans le Finistère

Khadidja Bengrine a disparu en 2004.
Khadidja Bengrine a disparu en 2004. [Andri Tambunan / AFP]

12 ans après la disparition de Khadidja Bengrine dans le Finistère, des fouilles vont être menées dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre en juillet 2022, a annoncé le parquet de Nanterre, lundi. L'enquête précédente avait été classée sans suite en 2013. 

Des fouilles vont être menées dans le Finistère dans le cadre de l'enquête sur la disparition en 2004 de Khadidja Bengrine, a indiqué lundi 11 mai à l'AFP le parquet de Nanterre, confirmant une information du Télégramme. La Division des affaires non élucidées (Diane) de la gendarmerie nationale, saisie des investigations dans ce dossier, est en charge de ces fouilles, a appris l'AFP auprès des gendarmes.

Âgée de 21 ans au moment des faits, Khadidja Bengrine a disparu à l'été 2004 du logement qu'elle partageait à Quimperlé (Finistère) avec son compagnon, Philippe Chalony. Elle n'a depuis plus donné le moindre signe de vie. L'enquête ouverte par le parquet de Quimper avait été classée sans suite en juillet 2013. Neuf ans plus tard, en juillet 2022, le parquet du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre (Hauts-de-Seine) a ouvert une enquête préliminaire.

Le suspect purge une peine de prison pour un autre dossier

Philippe Chalony a été placé en garde à vue en juin 2023, puis mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort. Le suspect, ancien légionnaire, "purge actuellement une peine de douze ans de réclusion criminelle prononcée par la cour d'assises du Finistère le 21 mai 2022 pour agressions sexuelles et viol incestueux" dans un autre dossier, a indiqué le parquet de Nanterre.

Interrogé sur la disparition de Khadidja Bengrine durant ce procès, Philippe Chalony avait assuré que la jeune femme avait disparu sans donner de nouvelles, selon le parquet de Quimper. En décembre, le pôle cold cases de Nanterre avait ordonné des mesures d'investigations supplémentaires via un réquisitoire supplétif.