À partir de ce lundi 11 mai et jusqu'à mercredi, le Sénat se penche une seconde fois sur le corpus fin de vie. Un texte largement repris par les sénateurs, beaucoup plus restrictif que la version de l'Assemblée nationale. Et malgré tout cela, les débats seront de mise. Plus qu'à l'Assemblée, la Chambre haute se déchire sur la conduite à tenir.
Le projet de loi sur la fin de vie revient au Sénat. Si la gauche sénatoriale est majoritairement pour la création d'un droit à l'euthanasie, elle critique néanmoins un rapport trop sévère et trop éloigné de la version de l'Assemblée nationale.
À l'inverse, à droite, les sénateurs sont partagés entre ceux qui sont prêts, à regret, à voter une aide à mourir très encadrée. Et ceux qui demeurent radicalement opposés à toute création d'un droit à la mort, quels que soient les garde-fous fixés.
"Le Sénat ne joue qu'un rôle symbolique"
Face à une impasse probable, c'est la lassitude qui domine au Palais du Luxembourg : "Nous sommes disqualifiés, nous sommes hors-jeu", regrette un sénateur socialiste pour qui le rejet en première lecture a décrédibilisé la Chambre haute.
Une élue de droite nuance : "Il faut que nous ayons un début sur un sujet aussi majeur". Mais, "le Sénat ne joue qu'un rôle symbolique", abonde un cadre pour qui l'Assemblée aura de toute façon le dernier mot.
Si les sénateurs rejettent à nouveau ce texte, plusieurs hypothèses sont possibles. La plus probable serait une commission mixte paritaire, composée de sept députés et de sept sénateurs, qui serait ensuite suivie d'une dernière navette à l'Assemblée et au Sénat, laissant néanmoins le mot de la fin aux députés.