Porté par des valeurs humaines et par l’engagement au service des autres, le Prix Littéraire Europe 1 – GMF revient pour une septième édition.
Cette année, cinq ouvrages sont sélectionnés pour succéder à Sophie Brocas, lauréate précédente pour son roman "Le lit clos". La remise du prix aura lieu le 10 juin et sera diffusée en direct sur la page Facebook d’Europe 1.
Avec ce prix, Europe 1 et GMF souhaitent mettre en avant celles et ceux qui consacrent leur énergie à aider les autres. À partir de la sélection établie par Nicolas Carreau, journaliste littéraire chez Europe 1, le jury, composé de personnalités d’Europe 1, de GMF, du monde littéraire, de la fonction publique et d’auditeurs d’Europe 1, ira à la rencontre des nommés, des auteurs et autrices passionnés et engagés, avant de désigner le ou la lauréate. Découvrez les finalistes.
"Regarde-moi tomber, mon amour" de Hugo Boris (L'Iconoclaste)
Arnaud est secouriste de haute montagne. Sauver des vies est son métier, jusqu’au jour où une intervention tourne mal. Encordé avec une jeune collègue au fond d’une crevasse, il assiste à un sauvetage qui échappe à leur contrôle. Convaincu d’avoir commis une faute, il s’enfonce peu à peu dans la culpabilité et se met chaque jour davantage en danger. Sa collègue, sa femme, ses enfants ne le reconnaissent plus. Que s’est-il vraiment passé au fond du glacier ? Et que tente-t-il de réparer en se rapprochant ainsi de l’abîme ?
"Les évadés du convoi 53" de Benjamin Fogel (Gallimard)
En mars 1943, mille Juifs sont déportés de Drancy vers le centre d’extermination de Sobibór. Treize d’entre eux parviennent à s’évader du convoi, parmi lesquels Paul Fogel, le grand-père de l’auteur. À partir de ce témoignage familial, Benjamin Fogel retrace le destin de Robert et Paul Fogel, arrêtés après une dénonciation, puis envoyés dans les camps de Drancy et de Beaune-la-Rolande. Là, les deux frères rencontrent Hugues Steiner et Sylvain Kaufmann, ancien militaire bien décidé à tenter l’impossible. Précisément documenté et relu par l’historien Tal Bruttmann, ce roman de survie raconte la force du collectif tout en affirmant la nécessité de transmettre la mémoire des derniers témoins.
"Bruits" de Anne Savelli (Actes Sud)
En une seule journée, une ville entière se déploie minute après minute. Un policier, des éboueurs, une caissière, un étudiant, des voyous, un médecin, une femme dans le coma, une chatte, une star, et surtout une fillette en manteau rouge qui a fui son foyer et qui traverse la ville, apprenant à devenir femme en une journée. Leurs trajectoires se croisent, se frôlent ou s’évitent, portées par les sons du quotidien. Anne Savelli compose une fresque chorale où chaque bruit semble révéler quelque chose du monde. Entre cris, murmures et battements du temps, ce roman donne à entendre une humanité fragile, vivante, toujours en mouvement.
"Sainte Emmerderesse" de Audrey Alwett (Héloïse d’Ormesson)
Lorsque Suzanne gagne au Loto, elle quitte tout et achète un manoir en Normandie. Sur place, elle découvre la tombe de sainte Emmerderesse, figure aussi puissante qu’insolente, qu’elle décide de faire renaître avec l’aide de trois compagnons inattendus : un jeune pompier, une aide-soignante dévalorisée, une autrice lesbienne germano-algérienne et un vieux médecin juif athée. Ensemble, ils donnent vie à une révolte joyeuse qui n’épargne ni les puissants ni les injustices ordinaires. Avec ce premier roman impertinent et jubilatoire, Audrey Alwett signe une aventure libératrice, portée par une sainte malicieuse et par l’énergie d’un collectif en quête de revanche.
"Une employée modèle" de Jean-Christophe Tixier (Albin Michel)
Sylvie mène une vie discrète, presque effacée. Employée de mairie consciencieuse, engagée dans une association paroissiale, elle semble n’avoir jamais dépassé les limites. Mais lorsque son frère Antoine, joueur surendetté, lui confie qu’il est menacé de mort, elle décide de prendre les choses en main. Faux papiers, nouvelle identité, plan de fuite : grâce à elle, il disparaît. Ce qu’elle pensait être une entorse exceptionnelle aux règles devient pourtant le début d’un engrenage. Grisée par sa propre audace, Sylvie découvre dans l’illégalité une manière inattendue d’exister enfin.