À Nice, certaines boulangeries ont décidé d'ouvrir ce vendredi 1er mai, malgré la polémique autour du projet de loi sécurisant la possibilité pour les artisans de faire travailler leurs salariés en ce jour férié.
C'est la polémique de ce 1er mai 2026. Elle concerne les employés des commerces de proximité. Un projet de loi qui autorise les artisans à faire travailler leurs salariés volontaires ce jour férié, qui ne sera pas applicable cette année, provoque la colère des syndicats.
Alors que plusieurs boulangeries ont décidé d'ouvrir coûte que coûte ce vendredi, Gabriel Attal, grand défenseur de la liberté de travail, estime que verbaliser les boulangers et les fleuristes qui travaillent serait un scandale.
Des clients et des employés ravis
A Nice, les établissements ouverts ont attiré une foule de clients ce vendredi matin. Baguettes, croissants et pâtisseries sont partis à la vitesse de l'éclair. "C'est la fête aujourd'hui", s'exclame l'un d'entre eux. Des clients qui ont aussi du mal à comprendre le flou autour de l'ouverture de ces commerces le 1er mai. "Il faut que ça soit tranché. Mais il n'y a pas que la boulangerie, tout le monde devrait travailler quand il en a envie", souligne l'un d'entre eux.
En pointe du combat pour l'ouverture des boulangeries le 1er mai, Frédéric Roy, boulanger à Nice, ne comprend pas ce "en même temps" : "En même temps, on veut nous autoriser à travailler, mais en même temps, on est susceptible de prendre une amende. Ce qu'on attend avec impatience, c'est un véritable encadrement, parce qu'encore une fois, on ne souhaite pas un nouveau jour de travail, on souhaite juste celui qu'on a toujours travaillé".
Au micro d'Europe 1, les employés sont plutôt ravis, comme Kevin. "On est payés double sur un jour férié. On est à peu près une dizaine, tous volontaires dans la branche. On sait comment est le métier et c'est avec plaisir qu'on travaille un jour férié", témoigne-t-il.