Lors de l'émission "La France Bouge", Éric Kayser est revenu sur la polémique autour de l'ouverture des boulangeries le 1er mai. Pour l'artisan boulanger, le débat ne devrait même pas exister. "Une boulangerie, c’est un lieu de réconfort, elle doit pouvoir être ouverte tous les jours de l’année."
Éric Kayser est revenu sur la polémique autour de l'ouverture des boulangeries le 1er mai. Au micro de l'émission "La France Bouge", il a d'abord dénoncé la confusion qui a entouré les règles applicables aux boulangeries à l'approche du 1er mai.
"Ça a été horrible, parce qu'on ne savait pas si on devait ouvrir ou pas ouvrir", explique-t-il. Il rappelle qu'à partir de cette date, les artisans boulangers ont finalement été autorisés à accueillir leur clientèle.
Selon lui, la règle est désormais claire : peuvent ouvrir les établissements qui fabriquent et cuisent sur place. "L'artisan, c'est celui qui produit et qui cuit sur place."
"Il y a des gens seuls qui ont besoin de venir"
Pour le fondateur de Maison Kayser, la boulangerie joue un rôle bien plus large qu'un simple commerce de proximité.
"J'aime qu'une boulangerie soit ouverte tous les jours de l'année", affirme-t-il. "Il y a un tas de gens qui vivent tout seuls, qui ont besoin de venir acheter leur pain ou leur gâteau."
Éric Kayser insiste sur la dimension sociale de ces commerces, particulièrement lors des jours fériés. "Pourquoi leur interdire de venir le 1er mai, alors qu'ils s'ennuient chez eux et n'ont rien à faire ?"
"C'est essentiel dans la société"
Eric Kayser estime que les débats réglementaires font parfois oublier les besoins concrets des consommateurs.
"On oublie qu'il y a des gens derrière, et que ces gens ont besoin de se restaurer", lance-t-il. Pour lui, la boulangerie reste un repère du quotidien et un service essentiel dans de nombreuses communes.
Interrogé sur les conditions de travail des employés mobilisés le 1er mai, Éric Kayser assure que le fonctionnement est encadré. "Ceux qui viennent sont volontaires", précise-t-il. "Et bien sûr, on est obligé de les payer double." Le chef d'entreprise balaie ainsi toute controverse sur ce sujet : "C'est un non-sujet pour moi."
"Les clients sont contents"
Au final, Éric Kayser dit surtout retenir la satisfaction du public lorsque les boutiques restent ouvertes.
"Moi, je suis content d'aller dans les magasins, de voir que c'est ouvert, et que les clients sont contents", conclut-il.