Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Votre politique de réconciliation était une impasse» : Bruno Retailleau répond à Emmanuel Macron après ses propos sur l'Algérie

Bruno Retailleau explique avoir été empêché sur le dossier algérien par Emmanuel Macron. [JULIEN DE ROSA / AFP]

Bruno Retailleau a répondu à Emmanuel Macron dans une lettre parue ce mercredi, après les propos du président de la République sur "les mabouls" qui "veulent se fâcher avec l'Algérie".

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron et parue ce mercredi 29 avril 2026 sur X, Bruno Retailleau a réagi aux propos du chef de l'État sur l'Algérie. Le président de la République avait dénoncé "les mabouls" qui "veulent se fâcher avec l'Algérie". Des propos qui n'auraient pas eu pour objectif de cibler le candidat LR à la présidentielle.

"C'est l'honneur de la France qui est bafoué"

"Vous avez qualifié de 'mabouls' les partisans d'une politique de fermeté envers le gouvernement algérien. Une fois de plus, vous avez choqué. Une fois encore, vous avez esquivé : quitte à ouvrir une de ces polémiques dont vous avez le secret, au moins auriez-vous pu avoir la franchise d'assumer que vous me mettiez en cause", écrit Bruno Retailleau.

Le patron des LR explique avoir été empêché sur le dossier algérien par Emmanuel Macron lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, notamment sur la dénonciation des accords de 1968. "En réalité, vous ne vouliez pas admettre l'évidence. (...) L'évidence, c'est que votre politique de 'réconciliation' avec le gouvernement algérien, inaugurée en 2017, était une impasse", pointe Bruno Retailleau.

"Vous utilisez le faux prétexte des lourdeurs administratives que subiraient des médecins algériens pour dissimuler les vrais problèmes avec l'Algérie", dénonce le candidat à la présidentielle de 2027.

Et de détailler : "Cette diversion a toutes les allures d'une capitulation. Car ne pas nous donner les moyens de contraindre le gouvernement algérien à reprendre ses ressortissants dangereux, comme l'accord de 1994 l'oblige, revient à renoncer à protéger les Français."

L'ancien ministre de l'Intérieur déplore que la France ne soit pas respectée par l'Algérie. "Lorsqu'un régime emprisonne arbitrairement un écrivain français, Boualem Sansal, un journaliste sportif, Christophe Gleizes, toujours retenu dans les geôles algériennes, ce sont nos valeurs françaises qui sont piétinées, c'est l'honneur de la France qui est bafoué", lâche Bruno Retailleau.

"Nos compatriotes qui, dans leur immense majorité, sont favorables à une politique de fermeté envers le gouvernement algérien ne sont pas 'mabouls', mais simplement des Français qui exigent que la France soit respectée", conclut ainsi le patron des LR.